Technologie : Concevoir un bébé grâce à un bracelet connecté
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Technologie Concevoir un bébé grâce à un bracelet connecté

Une start-up propose d'aider les futurs parents à lancer une grossesse grâce à l'analyse de données. Son «premier bébé» est né en Thurgovie.

par
Pauline Rumpf
Le premier bébé suisse conçu grâce à Ava est né en février en Thurgovie. La toute première naissance avait eu lieu aux Etats-Unis, où ce produit est en vente depuis plus longtemps.

Le premier bébé suisse conçu grâce à Ava est né en février en Thurgovie. La toute première naissance avait eu lieu aux Etats-Unis, où ce produit est en vente depuis plus longtemps.

Facebook/Photo d'illustration

Se fier à sa température pour prédire le moment idéal pour concevoir (ou ne pas concevoir): la technique n'est pas nouvelle. Mais à une époque où toutes sortes de données s'analysent avec des applications, la start-up suisse Ava s'est lancée dans la fécondité assistée par capteurs. Mesurant la température corporelle mais aussi le pouls, la qualité de sommeil ou encore le flux sanguin, leur bracelet est arrivé sur le marché suisse il y a moins d'un an.

La semaine passée, la société annonçait la naissance de Noemi, premier «bébé Ava» né en Suisse grâce à leur technologie. «Cette naissance est une étape importante pour notre jeune entreprise, se réjouit Lea von Bidder, co-fondatrice de la start-up. Cela montre que notre produit marche, et qu'on arrive dans un marché qui avait besoin d'innovation.» Un premier «bébé Ava» avait déjà vu le jour aux Etats-Unis, pays où le bracelet avait été lancé en premier.

Médecins prudents

«Sans une étude qui démontre de manière significative un bénéfice, difficile de savoir quelle part a joué le bracelet dans la conception», relativise Nicolas Vulliemoz, médecin spécialiste de la fertilité au CHUV. L'expert ne se risquerait pas à recommander le produit d'une start-up avant d'avoir à disposition toutes les données scientifiques nécessaires.

Par ailleurs, «médicaliser trop vite ce processus peut ajouter un stress peu bienvenu», ajoute-t-il. Avant 36 ans, on intervient généralement après un an d'essais infructueux, et il est recommandé de consulter pour être sûr de ne pas rater un diagnostic important.» La start-up travaille actuellement afin de pouvoir proposer un jour une méthode similaire pour la contraception.

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