Vaud - Condamné pour une pratique sexuelle, il conteste le verdict
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VaudCondamné pour une pratique sexuelle, il conteste le verdict

En août, une juge unique a reconnu coupable de contrainte sexuelle un individu pour avoir éjaculé sur le visage de sa copine durant un rapport consenti. L’affaire sera rejugée en appel.

par
Frédéric Nejad Toulami
La copine avait averti quelques semaines avant la fellation qu’elle ne voulait pas qu’il jouisse sur elle.

La copine avait averti quelques semaines avant la fellation qu’elle ne voulait pas qu’il jouisse sur elle.

Getty images/iStockphoto

«Mon client a fait appel à l’encontre du jugement du Tribunal de police de Lausanne.» Avocate stagiaire, Cecilie Carlsson a ainsi confirmé que le condamné en première instance cet été contestait les conclusions sur lesquelles se fonde le verdict.

En août dernier, la juge unique avait considéré que l’accusé s’était rendu coupable de contrainte sexuelle. En septembre 2015, il avait éjaculé sur le visage de sa conjointe, avec laquelle il entretenait une relation depuis environ deux ans. Si la fellation était certes consentie la jeune femme lui avait spécifiquement indiqué quelques jours auparavant qu’elle refusait cette pratique finale.

Du mépris sans consentement ou une simple maladresse?

À l’origine, le Ministère public avait décidé de classer l’affaire sans suite après auditions et enquête, mais la plaignante avait fait recours. Elle avait porté plainte contre son ex-compagnon près d’un an après les faits incriminés, une fois leur relation terminée. «Ce type de comportement ne doit plus être admis», avait-elle clamé à la Cour, tandis que son avocate avait pointé du doigt le «mépris» de l’accusé, sur fond de questionnement sur le consentement mutuel. La défense, qui réclamait l’acquittement, avait insisté sur un incident sans volonté de faire du mal ainsi que sur l’absence de lien de dépendance et de soumission entre les deux protagonistes.

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