Fribourg: Condamnée pour avoir bouté le feu à un diablotin

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FribourgCondamnée pour avoir bouté le feu à un diablotin

Une sexagénaire a été condamnée à quelque 3000 francs de frais divers pour avoir mis le feu à une statuette en forme de diablotin, dans le canton de Fribourg.

Une femme de 61 ans s'y était reprise à trois fois pour brûler une figurine représentant un diablotin dans le cadre d'une exposition en plein air intitulée «Le parcours des bons diables», à Fribourg. Elle a écopé mardi de 80 heures de travail d'intérêt général avec sursis pendant deux ans.

La femme ne s'est pas présentée à l'audience du juge de police de la Sarine. L'ordonnance pénale contre laquelle elle avait fait opposition est donc entrée immédiatement en force. «C'est déjà fini?», s'est exclamé le plaignant Hubert Audriaz. «Mais oui», lui a répondu le juge.

C'est donc au troquet du coin que l'artiste septuagénaire, connu comme le loup blanc en basse-ville de Fribourg, a raconté ses déboires. Tout a commencé en septembre dernier, l'habit de satin rouge d'un de ses diablotins a disparu. «J'ai pensé que c'était des gamins qui avaient piqué l'habit. Je me suis dit, je le reverrai à Carnaval».

Surveillance discrète

L'artiste a d'abord peint la figurine, avant de remplacer l'habit. Les déprédations ont continué. Lorsque le feu s'est mis de la partie, il s'est inquiété et a averti ses voisins. Ces derniers ont effectué une surveillance discrète.

Une voisine a vu la femme à l'oeuvre et l'a dénoncée. Le manège avait quand même duré près d'un mois. Interpellée par la police, la sexagénaire a dit avoir agi par conviction religieuse.

«Je pense qu'elle a de petits problèmes, mais je ne peux pas l'aider», a expliqué M. Audriaz à la presse. Dans une tentative de conciliation, il avait été question que cette femme fasse des travaux pour lui.

Le bon ange aimant les diablotins

M. Audriaz organise régulièrement des ateliers d'occupation, en particulier pour des jeunes en difficulté que l'ORP lui envoie. Il met sur pied des animations dans le quartier de l'Auge, en bord de Sarine, affaire de «donner des bons souvenirs aux gens».

L'affaire coûtera cher à l'accusée. En plus du travail d'intérêt général, elle a été condamnée à une amende de 800 francs, auxquels viennent s'ajouter les frais de dossiers, les émoluments et les débours, soit 3139,25 en tout. Huit jours de prison lui pendent au nez, si elle ne s'acquitte pas dans les 30 jours de l'amende.

(ats)

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