Condoleeza Rice assure que la Corée du Nord et l'Iran ne sont pas des «ennemis permanents» de Washington
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Condoleeza Rice assure que la Corée du Nord et l'Iran ne sont pas des «ennemis permanents» de Washington

Affirmant que Washington n'a pas «d'ennemis permanents», la secrétaire d'Etat Condoleeza Rice a expliqué vendredi qu'une éventuelle amélioration des relations avec les deux derniers membres de «l'axe du mal» de George W.

Bush, la Corée du Nord et l'Iran, dépendait de leur volonté de satisfaire aux exigences sur leurs programmes nucléaires respectifs.

Dans une conférence de presse, la cheffe de la diplomatie américaine a indiqué que, pour sa dernière année au pouvoir, l'administration Bush accueillerait favorablement des changements fondamentaux dans ses relations avec l'Iran et la Corée du Nord, ainsi qu'avec la Syrie. Elle a illustré son propos avec l'exemple du réchauffement des relations avec la Libye, qui a renoncé à ses armes de destruction en 2003.

«Les Etats-Unis n'ont pas d'ennemis permanents, nous sommes un trop grand pays pour cela» a-t-elle déclaré, soulignant toutefois que la Corée du Nord et l'Iran ne pouvaient espérer une amélioration des relations avec Washington tant que leurs intentions en matière d'armement ne seront pas clairement établies. Le troisième membre de «l'axe du mal» était l'Irak de Saddam Hussein.

A propos de la Corée du Nord, la secrétaire d'Etat a ainsi à nouveau appelé Pyongyang à honorer son engagement à dévoiler la totalité de son programme nucléaire d'ici le 31 décembre. «Nous avons été très clairs sur le fait que nous attendons une déclaration complète et précise de la Corée du Nord», a-t-elle affirmé.

Quant à l'Iran, elle a assuré que si l'Iran suspendait «ses activités d'enrichissement et de retraitement» nucléaire, alors elle était «prête à rencontrer (son) homologue à n'importe quel endroit, n'importe où et n'importe quand, et nous pourrons parler de tout».

Enfin, Condoleeza Rice a affirmé que l'administration américaine était également «ouverte à de meilleures relations» avec la Syrie, accusée de soutenir le terrorisme. «Mais ils doivent choisir la coopération, pas la confrontation, avec la communauté internationale», a-t-elle souligné, évoquant notamment l'interférence de Damas dans la politique libanaise. AP

jp/v22

Matthew Lee (ap)

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