Etats-Unis - Corée du Nord: Connexions Internet coupées pendant 9 heures
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Etats-Unis - Corée du NordConnexions Internet coupées pendant 9 heures

Les connexions internet nord-coréennes étaient totalement interrompues lundi par une panne géante. Des experts suggèrent que le pays communiste était peut-être la cible de représailles après l'attaque informatique récente de Sony.

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07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

07.07.2016 La Corée du Nord a estimé vendredi que les sanctions financières prises la veille par Washington contre Kim Jong-Un équivalaient à une «déclaration de guerre».

AP/Wong Maye-e
06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

06.07.2016 Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions financières contre le leader nord-coréen Kim Jong-Un pour violations des droits de l'homme.

epa/Kcna
02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

02.06 Le communiqué publié par l'ONU mercredi condamne les deux tirs d'avril ainsi que celui conduit mardi qui s'est soldé par un nouvel échec.

Kcna

Washington a estimé lundi que Pyongyang devait admettre sa responsabilité dans la plus grave cyber-attaque jamais survenue aux Etats-Unis. «Parmi nos réponses, certaines seront visibles, d'autres pas», a affirmé une porte-parole américaine. Quelques heures plus tard, les connexions Internet étaient interrompues en Corée du Nord.

Elles ont été rétablies mardi après neuf heures et 31 minutes de paralysie, ont indiqué les experts de la société Dyn Research, établie aux Etats-Unis et spécialisée dans la sécurité informatique. Les causes de la panne géante demeurent inconnues.

Le fait qu'Internet ne fonctionnait plus entre ce pays et le reste du monde laisse penser à une éventuelle attaque, selon Dyn Research. «En général, on détecte de courtes interruptions (depuis la Corée du Nord), mais jamais de problèmes continus de connexion», a expliqué Doug Madory, chargé des questions Internet chez Dyn Research.

Au département d'Etat, la porte-parole adjointe Marie Harf a dit ne pas être en mesure de commenter les informations sur les problèmes de connexion Internet rencontrés par Pyongyang.

«Réponses» invisibles

Quelques heures avant la panne, la porte-parole adjointe estimait que «s'ils veulent aider dans cette affaire, les Nord-Coréens devraient admettre leur culpabilité et dédommager Sony». L'administration Obama «examine une série d'options» pour répondre à la cyberattaque, avait-elle poursuivi. «Parmi nos réponses, certaines seront visibles, d'autres pas», avait conclu Mme Harf.

Les Etats-Unis ont accusé la Corée du Nord d'être responsable de l'attaque contre Sony Pictures, qui a conduit la société à annuler la sortie prévue pour Noël de «L'interview qui tue!», une comédie sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

«Cyber-vandalisme»

Le président Barack Obama a estimé lors d'un entretien diffusé dimanche sur la chaîne de télévision CNN qu'il «ne pense que cela ait été un acte de guerre. Je pense que c'était un acte de cyber-vandalisme qui a été très coûteux».

L'attaque, révélée fin novembre par Sony, a paralysé le système informatique de la compagnie et s'est accompagnée de la diffusion en ligne de cinq films du studio dont certains pas encore sortis, des données personnelles de 47'000 employés, de documents confidentiels comme le script du prochain James Bond, et une série d'emails très embarrassants pour les dirigeants de Sony.

Le FBI a imputé vendredi cette cyber-attaque, revendiquée par le groupe de pirates informatiques GOP (Guardians of Peace), à la Corée du Nord qui n'a cessé de nier toute implication. Dimanche, Pyongyang a menacé de représailles la Maison Blanche et d'autres cibles américaines, en cas de sanctions.

La Chine refuse de s'aligner

La Chine a quant à elle a refusé de se ranger derrière Washington pour condamner la Corée du Nord. Interrogée sur le fait de savoir si la Chine attribuait aux Nord-Coréens les récentes attaques informatiques, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a décliné toute réponse directe.

Elle a renvoyé à la position régulièrement formulée par Pékin selon laquelle «la Chine s'oppose à toute forme de cyberterrorisme». Cet élément avait été réitéré dimanche par le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi, lors d'un entretien au téléphone avec son homologue américain John Kerry.

Tout le routage des quatre réseaux Internet dont dispose la Corée du passe par China Netcom, filiale de China Unicom, selon les experts de Dyn Research. (ats/afp)

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