Actualisé 07.04.2013 à 14:07

VidéosurveillanceConserver les images trois jours est trop court

La disparition d'Olivia, jeune Danoise de 20 ans dont on est sans nouvelles depuis deux semaines, relance le débat sur la conservation des images de vidéosurveillance.

de
David Maccabez

Dans l'enquête sur la disparition de la jeune étudiante danoise Olivia, les forces de l'ordre n'ont pas pu consulter les images des caméras de surveillance des CFF, ces films n'étant conservés que pendant 72 heures. Or, si ces images avaient été gardées plus longtemps, on en saurait peut-être plus sur ce qui s'est passé il y a près de deux semaines.

Cette pratique d'effacement systématique pose un certain nombre de problèmes, relate dimanche la «Sonntags Zeitung.» En effet, les proches attendraient en moyenne deux à trois jours avant de déclarer une disparition et il faut environ une semaine à la police pour définir quelles images pourraient être utiles à l'enquête. Une situation qui pourrait aisément changer.

Législation peu contraignante

L'ordonnance fédérale sur la vidéosurveillance des CFF prévoit que les images puissent être conservées jusqu'à 100 jours. L'ex-régie pourrait donc changer ses pratiques sans modification de la loi. La Conférence des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP) se saisira de cette problématique avec les commandants des polices cantonales et définira la stratégie à adopter.

De leur côté, les CFF expliquent qu'ils ne modifieront leur façon de faire que si le préposé fédéral à la protection des données l'y autorise. Mais celui-ci ne souhaite pas imposer une durée de conservation des images. «Nous demandons seulement que celle-ci soit adaptée. Il faut que la surveillance se fasse dans un but précis et respecte le principe de proportionnalité», déclare Eliane Schmid, porte-parole du préposé fédéral à la protection des données.

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