Affaire de dopage: Contador devra patienter avant le verdict
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Affaire de dopageContador devra patienter avant le verdict

Le cycliste espagnol Alberto Contador est arrivé jeudi matin au Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne, dans l'affaire de dopage présumé. Le mystère plane sur le verdict.

Un épais mystère a entouré les quatre journées d'audience du Tribunal arbitral du sport (TAS), qui examinait le cas d'Alberto Contador. Contrôlé positif au clenbuterol lors de son Tour de France victorieux en 2010, l'Espagnol a quitté le bâtiment lausannois à 12h52.

Le silence et les yeux rougis du Madrilène n'ont pas permis d'en savoir plus. Au terme de la dernière audience, seule la Secrétaire générale de la Fédération espagnole, Carmen Ramos, a dit quelques mots: «C'est fini, c'est fini. Tout s'est bien fini». Alberto Contador devra cependant attendre pour être fixé sur son sort: la décision finale du TAS n'est pas attendue avant le début de l'année 2012.

Matthieu Reeb, le secrétaire général du TAS, a expliqué pour sa part qu'il n'y a «pas eu d'agressivité» entre les parties qui ont maintenu leurs requêtes initiales lors des plaidoiries finales. L'AMA et l'UCI demande une suspension de deux ans, tandis que le champion espagnol souhaite que la décision (acquittement) de la Fédération espagnole soit respectée.

Présent à tous les débats

Contador, qui durant ces quatre jours a toujours été accompagné par son frère Fran, jure ne s'être jamais dopé. Pour prouver sa bonne foi, l'Espagnol est même passé au détecteur de mensonges. Une chose est sûre: il n'a pas manqué une de ces audiences. «Il a assisté à tous les débats. Il a pris cela avec beaucoup de sérieux», a assuré Matthieu Reeb.

Le triple vainqueur du Tour a même tenu à respecter la tradition du TAS - ce que certains athlètes ne font pas selon M. Reeb - qui veut que les sportifs aient le dernier mot. «Il a parlé environ une quinzaine de minutes», a-t-il ajouté, soulignant que c'était un peu plus que la moyenne. Impossible toutefois de savoir quels ont été les mots employés par le cycliste pour défendre sa position devant le TAS.

Une vingtaine de témoins

Le Tribunal, présidé par l'avocat israélien Efraim Barak qui était assisté du Suisse Quentin Byrne-Sutton et de l'Allemand Ulrich Haas, examinait le recours présenté par l'AMA (Agence mondiale antidopage) et l'UCI après l'acquittement de Contador par la Fédération espagnole. Durant ces quatre jours d'audience, plus d'une vingtaine de témoins ont été entendus. Les juges ont ainsi pu entendre des scientifiques et des experts, dont un spécialiste de détecteur de mensonges, mais également le boucher d'Irun (Esp) où a été achetée la viande qui aurait été contaminée selon les explications de la défense.

Face à l'AMA et l'UCI, qui soupçonnent l'Espagnol d'avoir eu recours à une transfusion, Alberto Contador a pu présenter ses arguments. L'Espagnol joue gros: s'il est sanctionné il perdra le bénéfice de sa victoire dans le Tour 2010 au profit du deuxième, le Luxembourgeois Andy Schleck. Le TAS pourrait cependant ne pas avoir le mot de la fin. Sa décision pourra en effet être soumise à recours par les parties auprès du tribunal fédéral suisse, mais uniquement pour des questions de procédure. (afp)

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