Cyclisme - Tour de France: Contador et Quintana enflamment le Tour
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Cyclisme - Tour de FranceContador et Quintana enflamment le Tour

L'Espagnol et le Colombien sont partis de loin, pour revenir dans le jeu, au Tour de France. Fabio Aru conserve tout de même son maillot jaune.

Ca va mieux pour le petit Colombien.

Ca va mieux pour le petit Colombien.

Keystone/AP/Peter Dejong

Warren Barguil (Sunweb) a remporté la 13e étape du Tour de France, un 14 juillet, entre St-Girons et Foix (101 km) pour la deuxième étape dans les Pyrénées. Fabio Aru (Astana) conserve le maillot jaune, mais les positions se resserrent devant.

Toujours y croire, ne jamais rien lâcher, voilà la motivation d'une bonne partie du peloton. Mais en ce 14 juillet, on savait que les Français avaient plus que des fourmis dans les jambes. Cocardiers, les Tricolores avaient envie de se montrer lors de la Fête nationale. Et Warren Barguil, si malheureux de s'être fait souffler la victoire dimanche dernier à Chambéry pour une poussière de boyau par Rigoberto Uran, n'avait aucunement l'intention de revivre ça.

Sur une étape courte et forcément nerveuse, le coureur né à Hennebont dans le Morbihan a laissé les Espagnols Contador et Landa partir en éclaireurs dans la deuxième des trois ascensions au programme. Puis dans le Mur de Péguère, classé hors catégorie, le porteur du maillot à pois de meilleur grimpeur a refait son retard en emmenant Nairo Quintana sur le porte-bagages. Passé en tête de cette ultime ascension, Barguil a très bien négocié la descente en collaborant et en attendant son heure au sprint pour signer son premier succès sur le Tour.

«C'est incroyable, a-t-il déclaré sur France 2. J'avais des super jambes. J'en ai même fait trop au pied du premier col et je n'ai pas pu suivre la cadence des Espagnols dans la deuxième ascension. Mais là je prends du plaisir comme jamais sur mon vélo et je suis tellement content de gagner un 14 juillet. Je suis super frais. En plus au pied du Mur de Péguère, mon père m'a donné de l'eau.»

Aru de plus en plus isolé

Les quatre échappés ont refait une partie de leur retard au général et un regroupement s'est opéré puisque le groupe maillot jaune avec Aru, Froome, Uran et Bardet est arrivé avec 1'48 de retard. Huitième du classement, Quintana n'est plus qu'à 2'07 d'Aru. Autant dire que les étapes alpines seront captivantes dans la lutte pour le maillot jaune.

Fabio Aru va d'ailleurs devoir terminer ce Tour sans son lieutenant Jakob Fuglsang. Tombé mercredi et touché au poignet gauche, malade jeudi, le Danois vainqueur du dernier Dauphiné a dû mettre la flèche à droite. Dès les premiers kilomètres de l'étape, le coureur d'Astana est apparu en queue de peloton et ce n'était plus qu'une question de temps avant que Fuglsang ne décide à mettre pied à terre.

Attendu, cet abandon fragilise la position de l'Italien tandis que la Sky peut se targuer d'avoir trois coureurs dans le top 12 avec Chris Froome et les deux Mikel, Landa et Nieve, respectivement 5e et 12e.

Les Suisses ont une fois encore brillé par leur discrétion. Le meilleur de l'étape? Michael Schär, 73e à 15'41. Küng, Frank, Hollenstein, Wyss et Albasini ont fini dans le même temps que le coureur BMC.

Samedi, le peloton partira de Blagnac dans la banlieue de Toulouse pour rejoindre Rodez. Un périple de 181,5 km avec un profil plutôt accidenté sur les cent derniers kilomètres. Une étape qu'un baroudeur comme Michael Albasini a peut-être entouré dans son calendrier de course. Deux cols de troisième catégorie et un final en pente pourrait convenir au Thurgovien. La côte de St-Pierre à Rodez en fait peut-être que 570 mètres de long, mais c'est avec un pourcentage de 9,6%.

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(afp)

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