Trafic routier - Contournement de Morges: «On ne peut pas attendre 20 ans sans rien faire»
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Trafic routierContournement de Morges: «On ne peut pas attendre 20 ans sans rien faire»

La traversée autoroutière de Morges traîne toujours et encore. En attendant, les riverains souffrent du bruit. Le conseiller national vaudois François Pointet interpelle le Conseil fédéral.

par
Christine Talos
Le bruit de l’autoroute à Morges affecte de nombreux riverains. 

Le bruit de l’autoroute à Morges affecte de nombreux riverains.

Schmid/Le Matin/A

Les Morgiens ne sont pas près d’en finir avec l’autoroute qui coupe leur ville en deux. En effet, les projets de contournement sont au point mort, comme l’avait indiqué l’Office fédéral des routes (Ofrou) en juillet à 24 heures. Les projets sont bloqués par des recours et le grand contournement de Morges n’est plus d’actualité en ce moment, avait expliqué en substance son porte-parole. Berne n’envisage désormais la réalisation de ce contournement qu’à l’horizon 2040. Du coup, le conseiller national François Pointet (Vert’lib) s’impatiente. Il vient d’interpeller le Conseil fédéral.

«Le projet traîne et les normes contre le bruit ne sont toujours pas respectées», explique le Vaudois. «J’aimerais d’une part comprendre pourquoi il y a autant de retard et pourquoi l’Ofrou ne prend aucune mesure pour atténuer les nuisances sonores auxquelles toujours plus de riverains de la traversée autoroutière sont exposés. L’Ofrou ne peut pas temporiser en répondant que les problèmes actuels seront réglés par un projet qui n’a plus aucune chance de voir le jour avant 20-30 ans. On ne peut pas attendre sans rien faire», estime-t-il.

Des solutions pourraient être décidées

François Pointet estime que plusieurs solutions concrètes pourraient être décidées, telles que la pose de revêtements phono absorbants, l’abaissement de la vitesse autorisée ou encore la construction de parois antibruit. Du coup, l’élu demande au Conseil fédéral de se pencher sur l’évolution du bruit ces 10 dernières années et souhaite savoir si les valeurs légales de jour comme de nuit sont dépassées, et si oui, combien d’habitants sont impactés. Il veut aussi savoir si l’Ofrou a l’intention de se limiter à une «simple pose de revêtement phono absorbant n’offrant aucune protection contre le bruit des moteurs» ou si d’autres mesures sont envisagées prochainement.

Le but est bien sûr de mettre la pression sur l’Ofrou. «On a l’impression qu’il ne fait pas grand-chose pour faire avancer le dossier», estime François Pointet. Estime-t-il que les Vaudois sont un peu traités à la légère? «On ne va pas jouer les Calimero vaudois, mais l’idée est de montrer à Berne qu’on est là», explique-t-il en substance.

Le Conseil fédéral a jusqu’à la prochaine session pour répondre. Suivant sa réponse, François Pointet envisage d’aller plus loin en sollicitant peut-être la délégation vaudoise à Berne «pour sonner le rassemblement».

Pour rappel, la ville de Morges a déjà décidé en juillet dernier de diminuer le volume des nuisances sonores liées à l’autoroute. Elle a demandé en ce sens à l’Ofrou de réduire à 80 km/h sa portion d’autoroute. L’Ofrou n’a pas encore statué sur la question.

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