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AfriqueContre Ebola, du «sang de survivant» convoité

L'OMS s'inquiète de l'apparition, sur le marché noir, de prélèvements sanguins provenant de malades en convalescence.

par
arg

Dans la course contre la montre contre le virus, qui a fait 2630 morts selon le dernier bilan de l'OMS, une des pistes suivies par les chercheurs actuellement est le «sérum de convalescence»: du sang prélevé à un survivant. Une personne sur deux environ guérit de la fièvre hémorragique. Elle est porteuse d'anticorps spécifiques. CNN rappelle que le médecin américain Kent Brantly, récemment guéri de l'infection, a ainsi donné son sang à un de ses compatriotes infectés.

Cette technique fait naître des espoirs dans les pays les plus touchés (Guinée, Liberia et Sierra Leone). Et un juteux business. De fait, le «sang de survivant» s'achète désormais au marché noir. L'OMS tire la sonnette d'alarme.

Potentiellement mortel

«Des études suggèrent que des transfusions peuvent prévenir ou traiter l'infection, mais leurs résultats sont encore difficiles à interpréter», souligne l'organisation. En outre, souligne l'organisation, une transfusion sauvage peut causer un choc anaphylactique mortel ou transmettre d'autres maladies, comme le sida.

Guinée: 5 personnes portées disparues après des violences

Au moins cinq personnes étaient portées manquantes après des heurts qui ont fait 21 blessés dans le sud-est de la Guinée. Les affrontements sont survenus lors d'une opération de sensibilisation à l'épidémie d'Ebola, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie. Deux responsables locaux de la santé et trois journalistes ont été retenus par les habitants de Womé après des violences qui ont éclaté mardi dans ce village proche de N'Zérékoré, deuxième plus grande ville de Guinée, dans la région forestière, la plus touchée par Ebola, selon la gendarmerie et leurs proches. Leur sort était inconnu jeudi après-midi. Des informations de source hospitalière à N'Zérékoré faisant état de morts parmi ces personnes manquantes n'ont pu être confirmées officiellement et le village était inaccessible, selon un responsable de sécurité sous le couvert de l'anonymat.

Mission spéciale de l'ONU

Les Nations unies vont mettre sur pied une mission spéciale pour combattre l'épidémie de fièvre Ebola qui a fait plus de 2600 morts dans l'ouest de l'Afrique. Elles vont déployer des équipes au Liberia, en Guinée et au Sierra Leone, les pays les plus touchés.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a par ailleurs voté à l'unanimité une résolution déclarant l'épidémie «menace pour la paix et la sécurité internationales».

Dans une lettre remise jeudi au Conseil de sécurité, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, précise qu'il va désigner un représentant spécial chargé de diriger la mission UNMEER (United Nations Mission for Ebola Emergency Response). Ce représentant sera basé dans la région mais pas dans l'un des trois pays les plus affectés par la maladie.

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