Actualisé 01.03.2009 à 23:06

santéContre la rougeole, il faut aussi vacciner les proches

Les autorités fédérales veulent imposer un vaccin aux frères et sœurs d'un enfant infecté. Priorité sur les écoles et crèches.

«Les écoles sont la plus grande foire à la rougeole.» Coprésident de la Société suisse de pédiatrie, Stephan Rupp résumait dimanche la situation dans le journal Sonntag.

Pour combattre l'épidémie qui croît en Suisse depuis plus de deux ans – faisant du pays un très mauvais élève européen en la matière –, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) propose aux cantons d'exclure les enfants malades de l'école durant dix-huit jours. Selon des directives en consultation jusqu'à fin mars, les frères et sœurs non vaccinés auront 72 heures pour pallier cette lacune. L'OFSP met la priorité sur les écoles et les crèches, car ce sont les foyers d'infection No 1, une porte-parole confirmant les informations de Sonntag.

La mise en quarantaine de dix-huit jours correspond à des règlements déjà en vigueur. Le canton de Vaud interdit l'école aux élèves malades durant trois semaines. A Zurich, la mesure dure quatorze jours.

Le projet de l'OFSP prévoit d'étendre le projet de vaccin obligatoire à toutes les personnes qui se seront trouvées en contact avec l'enfant infecté, quatre jours avant l'irruption des boutons et quatre jours après. Cela concerne autant les camarades de classe que les enseignants. Il est par ailleurs envisagé de vacciner d'autres personnes fréquentant l'établissement scolaire, voire de les exclure.

(ats/gna)

Etes-vous bien protégé?

L’épidémie de rougeole pousse la population a ressortir les carnets de vaccination. Voici quelques tuyaux du médecin cantonal vaudois Eric Masserey pour savoir si vous êtes bien protégé. Né avant 1963? Nul besoin de repasser par la case vaccination. A l’époque, la rougeole était très fréquente et il y a peu de chances de ne pas être immunisé. Et les autres? Pour être bien protégé, il faut soit avoir eu la maladie, soit avoir reçu deux doses de vaccin. «Etre allé à l’école n’assure pas d’avoir subi ces vaccins», insiste Eric Masserey. En cas de doute, il conseille vivement d’aller se faire piquer une nouvelle fois. «Une dose de trop ne représente aucun danger», insiste-t-il. En cas de réticence, un examen du sang peut être fait.

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