Actualisé 27.12.2013 à 08:04

Horlogerie

Contrefaçons: un combat permanent pour la FH

La traque des contrefaçons demeure l'un des chevaux de bataille de la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH). L'année 2013 a permis de réaliser des succès significatifs contre ce fléau.

Des dizaines de milliers de fausses montres estampillées «swiss made» ont pu être saisies.

«Les résultats engrangés sont encourageants, mais il faut rester vigilant», explique Jean-Daniel Pasche, président de la FH, dans un entretien accordé à l'ats. Ce combat, qui implique de ne pas relâcher la garde, doit servir à maintenir la crédibilité des vraies marques horlogères suisses.

90'000 saisies à Dubaï

L'action de l'organisation faîtière a ainsi permis de saisir 90'000 fausses montres cette année à Dubaï. La collaboration apparaît de même excellente avec les autorités italiennes, avec l'interception de quelque 24'000 faux garde-temps dans la péninsule, se réjouit Jean-Daniel Pasche. En Russie, on a dénombré 10'000 pièces saisies.

La surveillance de la FH concerne également les salons horlogers. A l'instar de Baselworld, à Bâle, il est possible désormais de déposer une plainte immédiate lors du Hong Kong Watch & Clock Fair. Lors de la dernière édition de la manifestation, en septembre, 44 plaintes ont été déposées, dont 34 ont été admises.

Amélioration en Chine

Pour les dix autres cas, les stands incriminés avaient retiré les produits délictueux de leur exposition avant constat. «Il y a là une dimension didactique, peu de cas récidive sont relevés, même si des nouveaux acteurs apparaissent toujours», commente le président de la FH.

La Chine n'est pas en reste. «Les autorités d'une province nous ont annoncé une saisie, qui a débouché sur une condamnation», note Jean-Daniel Pasche, qui souligne que des sanctions pénales existent dans l'empire du Milieu. L'accord de libre-échange avec Pékin, en cours de ratification, aidera à ce niveau-là.

Des composants aussi

Au-delà des fausses montres, la FH est parvenue à faire saisir quelque 700'000 composants. «Autant de matériel qui potentiellement peut se transformer en montres», relève le président de la FH. Sur internet, l'action menée a permis de stopper plus de 250'000 enchères.

Aux Etats-Unis, la loi offre la possibilité de saisir des noms de domaine (150 cas cette année). L'organisation faîtière de la branche horlogère dispose à cet effet d'un logiciel qui assure une surveillance automatisée. Ensuite, un message apparaît sur ces sites, message qui informe des raisons de l'arrêt de l'activité.

Stop à la piraterie

En Suisse, la collaboration se révèle tout aussi excellente avec les douanes. La FH dispose encore dans sa panoplie des actions de sensibilisation via des opérations ponctuelles de destruction en public de montres saisies ou du travail de l'association Stop à la piraterie.

Sur le site de cette plate-forme, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf délivre un message sans ambiguïté. La cheffe du Département fédéral des finances y clame son soutien en affirmant que «la contrefaçon et le piratage ne nuisent pas uniquement à l'économie, mais tous les consommateurs et donc à la société dans son ensemble». (ats)

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