Actualisé 04.12.2006 à 08:07

Contrôleurs du ciel: école d'attention et de fluidité

En visite à la Cité des métiers, des élèves retenaient leur souffle devant un simulateur du contrôle aérien de
Skyguide.

Pas facile de se concentrer pour suivre une partie des milliers d'appareils qui volent chaque jour dans l'espace aérien suisse. Dans cet univers, Lausanne ne se trouve qu'à trois minutes de vol de Genève! Certains élèves sont fascinés par la complexité de l'exercice, d'autres

par les simulateurs, ces bijoux technologiques préparant les contrôleurs aux opérations en situation réelle.

Au terme d'une forte sélection, les apprentis contrôleurs suivent une formation de trois ans et demi. Après sept mois de théorie et six mois sur simulateur, les huit à douze mois suivants se font au poste de travail avec un coach. Ils auront appris une nouvelle langue – la voice –, un anglais standardisé qui facilite les échanges. Radar et radio en main, ils devront prendre le rythme d'une équipe très rodée au sein d'une tour de contrôle civile ou militaire.

La principale difficulté du métier tient dans l'art de «visualiser en trois dimensions, devant son œil intérieur, ce qui est représenté sur un écran plat», explique Antoine Dématraz, responsable de la prospection en Suisse romande chez Skyguide. De plus, il faut «une attention de tous les instants et un sens de la fluidité pour guider les avions en respectant les distances de sécurité». Pour chaque promotion, deux classes seulement suivent la formation de base.

Gérard Vogt

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