Distribution: Coop a gagné des parts de marché l'an dernier
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DistributionCoop a gagné des parts de marché l'an dernier

Le détaillant bâlois a réalisé un bénéfice net de près de 500 millions de francs en 2017.

Keystone/Archive/photo d'illustration

Coop a réalisé une solide performance et gagné des parts de marché l'an dernier, notamment dans le commerce en ligne et le bio. Le groupe bâlois de distribution a vu son bénéfice net augmenter de 2,1% sur un an à 485 millions de francs.

Sur le plan opérationnel, le groupe rhénan affiche un résultat (EBIT) en hausse de 5,7% en comparaison annuelle à 806 millions de francs. Cette progression provient des «bons résultats» réalisés dans le commerce de détail ainsi que dans le commerce de gros et la production, a déclaré jeudi Joos Sutter, président de la direction générale de Coop, devant les médias réunis à Muttenz (BL).

L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) s'est légèrement contracté à 1,99 milliard de francs, contre 2,04 milliards l'année précédente. Cet infime repli est à mettre au compte «du coût de projets dans la logistique», a expliqué M. Sutter.

Quant au chiffre d'affaires, publié au début du mois de janvier déjà, il s'est étoffé de 3,1% par rapport à l'exercice précédent à 29,2 milliards de francs. Dans le commerce de détail, le groupe a vu ses ventes progresser de 1,4% à 17,4 milliards, malgré la pression sur les prix et le franc fort.

Cette croissance s'est avérée supérieure à la moyenne du secteur, a précisé Joos Sutter. Le directeur général s'est dit confiant de pouvoir poursuivre cette tendance cette année.

Fréquentation en hausse

Les supermarchés Coop ont vu leur fréquentation augmenter de 5,7%. Ils ont notamment profité du succès du secteur des plats prêts à consommer (convenience), qui a crû de 5,1% à 1,8 milliard de francs, a précisé M. Sutter.

Le produit net des supermarchés a dépassé celui de l'année précédente, à 10,3 milliards de francs (+0,5%). Ceux-ci ont également accru leurs parts de marché, en particulier dans le secteur des produits frais, a relevé le directeur général du groupe coopératif rhénan.

Le concurrent de Migros exploite 2295 points de vente dans le commerce de détail, soit 41 de plus que l'année précédente. A fin 2017, il employait 86'318 personnes (+1317 sur un an), dont 55'375 (+298) en Suisse.

Les formats spécialisés ont enregistré un produit net en hausse de 2,8% l'an dernier, à 7,1 milliards de francs. Les magasins d'électronique Interdiscount, Microspot, Fust et Nettoshop ont ainsi réalisé un chiffre d'affaires cumulé de plus de 2 milliards, en hausse de 51 millions sur un an.

Commerce en ligne florissant

Globalement, c'est le commerce en ligne qui enregistre la plus forte embellie (+18,8% à 1,7 milliard de francs). Dans le commerce de détail, le produit net des magasins en ligne s'est accru de 19,7% pour s'établir à 676 millions, une croissance à laquelle Microspot et Coop@home ont largement contribué.

Le supermarché en ligne affiche une croissance de 10,5%, supérieure à la moyenne. Il a réalisé 142 millions de francs de produit net et a gagné des parts de marché.

L'an dernier, Coop a encore gagné du terrain dans les assortiments durables, malgré une base de comparaison déjà élevée. Les ventes enregistrées dans ce segment ont atteint 4,3 milliards de francs (+10,4%), dont 1,4 milliard grâce aux seuls produits bio (+10,7%). Un marché sur lequel le distributeur, qui fête les 25 ans de sa marque Naturaplan, souligne être le «leader incontesté».

Commerce de gros dynamique

Le domaine d'activité Commerce de gros/production a généré l'an dernier un chiffre d'affaires net de 13 milliards de francs, en progression de 6,2%. Ajusté de l'effet des acquisitions, il ressort en hausse de 4,9%.

Le groupe Transgourmet, spécialisé dans le libre-service et les livraisons de gros en Suisse, affiche un chiffre d'affaires de 9,1 milliards de francs, en hausse de 6,3%. Il renforce ainsi encore sa position de numéro deux européen sur ce marché, relève Coop. De leur côté, les ventes des entreprises de production ont crû de 6,1%, pour atteindre 4,3 milliards.

Ce segment d'activité comprend également des négociants en vin comme Riegger ou la maison tessinoise récemment acquise Zanini Vinattieri ainsi que des entreprises de technologies de plate-formes comme Gastronovi. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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