Accès à l'eau gratuite: Coop: «On va y réfléchir à nouveau»
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Accès à l'eau gratuiteCoop: «On va y réfléchir à nouveau»

Après les clients mécontents jeudi, c'est cette fois le Fédération romande des consommateurs (FRC) qui monte au créneau vendredi, suite à la décision de Coop de ne plus distribuer de l'eau gratuitement dans ses restaurants. Face à la grogne populaire, l'enseigne va réétudier sa position.

par
tpi

La FRC demande au grand distributeur de revenir sur sa décision concrétisée «discrètement et sans explication au tournant de l'année», a-t-elle annoncé vendredi. Selon la FRC, cette mesure ne peut s'expliquer que par un objectif économique: vendre davantage de boissons.

L'organisation de protection des consommateurs n'adhère pas aux arguments liés à la qualité de l'eau, au niveau bactériologique. Cela revient «à remettre en question la qualité générale de l'eau du robinet en Suisse, alors que notre pays a la chance de bénéficier d'une eau potable de grande valeur».

La FRC annonce qu'elle va adresser un courrier au patron de Coop, Hansueli Loosli, pour relayer «la surprise et la colère des consommateurs romands», privés d'une prestation répandue en Suisse depuis de nombreuses années.

Pas forcément de retour en arrière

Suite aux nombreuses réactions négatives provoquées par la décision de Coop de ne plus distribuer de l'eau gratuitement dans ses restaurants, le numéro deux suisse de la distribution va plancher à nouveau sur le dossier.

«De toute façon rien n'est définitivement arrêté, explique Daniel Rey, porte-parole de Coop pour la Suisse romande. On va y réfléchir à nouveau, même si ça ne veut pas dire qu'on va forcément revenir en arrière.»

Coop a avancé des arguments d'hygiène publique pour motiver sa décision de ne plus mettre de l'eau gratuitement à la disposition des clients de ses restaurants. Ce sont donc les moyens de contrôle de la qualité de l'eau dont doivent discuter les dirigeants de l'enseigne avant d'envisager de réintroduire l'accès gratuit à l'eau, même si aucune disposition légale ne l'y oblige, rappelle Daniel Rey.

Une décision devrait être prise la semaine prochaine.

(tpi/ap)

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