Actualisé 13.11.2011 à 12:04

Viande périméeCoop va imposer des contrôles externes

Coop annonce des mesures après l'affaire de la viande arrivée à date de péremption et vendue comme fraîche.

Malgré le scandale, les ventes de viande n'auraient pas diminué.

Malgré le scandale, les ventes de viande n'auraient pas diminué.

«Dès le début 2012, une entreprise indépendante mènera des contrôles inopinés dans les boucheries» du groupe, a annoncé le patron de la Coop, Joos Sutter.

Ces contrôles seront effectués sans prévenir, comme cela se fait déjà lors des inspections menée à l'interne, explique dimanche Joos Sutter dans l'hebdomadaire alémanique «SonntagsBlick». «Nous n'avons aucun cas de viande avariée, souligne-t-il, mais seulement des rapports de collaborateurs sur des manipulations avec les dates de vente».

Chaque année, le groupe de distribution bâlois mène 1300 à 1500 inspections à l'interne, durant lesquelles 5000 à 6000 prélèvements sont réalisés. M. Sutter rappelle que des examens microbiologiques sont menés pour déterminer notamment le nombre de germes sur la viande. S'y ajoutent, 400 à 500 inspections des laboratoires cantonaux.

Embarras

Le patron de la Coop se dit embarrassé par le fait que les déclarations diffusées mardi par l'émission télévisée «Kassensturz» (pendant alémanique d'»A Bon Entendeur») étaient anonymes. C'est pourquoi, le groupe vient de mettre en place un organe de médiation interne.

Tout collaborateur peut y faire part de ce qui à son avis ne marche pas bien, et cela de façon anonyme. Cet organe de médiation a déjà été mis à contribution cinq fois. Les inspections concerneront aussi la viande de poulet et le poisson.

M. Sutter doute aussi que les incitations financières liées aux ventes aient influencé ces pratiques. Les bouchers sont tenus de commander les quantités nécessaires de viande, cela fait partie de leur travail. Ils reçoivent au maximum part de 2% de leur salaire s'ils atteignent les objectifs et cette pratique est liée aux résultats de l'entreprise.

«Deux mondes séparés»

La confiance envers Coop a souffert, admet Joos Sutter. Le groupe va tout entreprendre pour la récupérer. A l'avenir la viande emballée proposée en libre service ne pourra plus être déballée dans des boucheries de Coop et être vendue à l'étal.

«La viande est un produit délicat», rappelle le patron du groupe rhénan. «La tolérance zéro est radicale mais peut clairement être communiquée, tant auprès des clients que des collaborateurs. La viande à l'étal et celle en libre service sont dorénavant deux mondes séparés.»

Les ventes de viande n'auraient pas diminué pour l'instant. «La quantité est quasiment identique. Nous observons toutefois un déplacement du choix des clients qui achètent davantage de viande emballée et moins de viande au détail», indique M. Sutter. (ats)

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