France: Copé remporte la présidence de l'UMP

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FranceCopé remporte la présidence de l'UMP

Avec 98 voix d'avance sur François Fillon, Jean-François Copé a été officiellement proclamé président de l'UMP. Il recueille 50,03% des suffrages.

Jean-François Copé remporte la présidence de l'UMP avec 98 voix d'avance sur François Fillon.

Jean-François Copé remporte la présidence de l'UMP avec 98 voix d'avance sur François Fillon.

Selon Patrice Gélard, le président de la Commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales (Cocoe) du principal parti d'opposition en France, le secrétaire général sortant a recueilli 87'388 voix, soit 50,03%, contre 87'290 voix à l'ancien premier ministre.

Sur 176'608 votants, la commission a décompté 174'678 suffrages exprimés, a déclaré M. Gélard. Tous les bureaux de vote, même ceux qui étaient contestés comme dans les Alpes-Maritimes, ont été validés, a-t-il indiqué. Les deux camps s'accusaient mutuellement d'irrégularités.

Statuts «complètement inadaptés»

«Nous avons décidé à l'unanimité de la commission de ne modifier aucun résultat et de maintenir les résultats tels qu'ils nous sont parvenus, parce que nous pensons qu'il ne s'agissait pas au sein de la commission de remettre en cause ce que les électeurs avaient choisi, même s'il y a eu des dérapages ici ou là», a dit Patrice Gélard.

Le sénateur a jugé «complètement inadaptés» les statuts de l'UMP, créée en 2002, «à une compétition entre deux candidats». Le nouveau président, a-t-il souligné, devra s'atteler à la rénovation des statuts.

«Il était temps que ça s'arrête», a lancé par la suite le président de la Cocoe sur BFM TV, commentant une campagne de près de six mois marquée par d'âpres affrontements entre les deux camps.

Appel au rassemblement

Prenant la parole quelques minutes après, Jean-François Copé, souriant et entouré de ses proches, dont Nadine Morano et Christian Jacob, a appelé au rassemblement de l'opposition de droite.

Il a invité François Fillon, que les sondages donnaient gagnant, et son équipe à le «rejoindre». «Il est temps maintenant que l'opposition républicaine que nous incarnons se mette au travail», a- t-il poursuivi, appelant à l'union «dans un bon esprit».

«Je souhaite dire qu'il n'y a dans mon esprit comme dans mon coeur ni amertume ni rancoeur», a souligné le nouveau président. «Ce qui nous rassemble est infiniment supérieur à ce qui nous divise, nos adversaires, ils sont à gauche».

Jean-François Copé, 48 ans, a redit sa fidélité à l'ancien président Nicolas Sarkozy, auquel il succède à la tête de l'UMP pour un mandat de trois ans, et dit avoir une pensée pour Jacques Chirac. «La droite décomplexée, croyez-moi, désormais, elle est de retour», a-t-il lancé.

Fillon prend acte

François Fillon a «pris acte» lundi soir de la victoire de Jean- François Copé à la présidence de l'UMP, malgré une procédure qui «ne recueille pas son approbation» et souffre selon lui de «nombreuses irrégularités».

L'ancien premier ministre s'est dit «frappé» par la «fracture qui traverse» l'UMP, «une fracture politique et morale». Il a marqué sa volonté de «réduire» et «dépasser» cette fracture et a annoncé qu'il ferait «connaître dans les jours qui viennent la forme que prendra pour l'avenir son engagement politique».

M. Copé, qui a fait toute sa campagne sur la ligne d'une «droite décomplexée» s'est présenté en «premier des militants», promettant une «vague bleue» aux municipales de 2014 et recourant aux formules choc (»racisme anti-Blancs», appel à manifester) pour convaincre un électorat qui n'a pas tourné la page Sarkozy.

M. Fillon, lui, s'était posé en «homme du rassemblement» et voyait dans ce scrutin «une primaire avant l'heure» en vue de la présidentielle de 2017.

(ats)

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