Copenhague secouée par une nouvelle nuit d'émeutes
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Copenhague secouée par une nouvelle nuit d'émeutes

Cent quatre-vingt huit manifestants, dont des étrangers, ont été arrêtés par la police.

La ville a connu une deuxième nuit d'affrontements de vendredi à samedi à la suite de l'évacuation forcée d'une maison de jeunes jeudi.

«Nous avons interpellé 188 personnes et environ 400 au total depuis jeudi à la suite des manifestations contre l'expulsion des jeunes occupants d'Ungdomshuset», dans le quartier de Noerrebro, a indiqué samedi un officier de permanence de la police de Copenhague.

Les forces de l'ordre, qui appréhendaient ces troubles, étaient intervenues vers une heure du matin pour disperser avec des gaz lacrymogènes environ un millier de jeunes à Noerrebro, qui commençaient à jeter des pavés et des cocktail-molotov sur les policiers. Une des personnes interpellées a été blessée, selon les services de secours.

Manifestants aguerris

Aguerris à la technique de la guérilla urbaine, le noyau dur des manifestants du groupe des Autonomes d'extrême gauche, vêtus de noir et le visage couvert, s'était dispersé dans les rues, érigeant des barricades en y mettant le feu, et incendiant plusieurs voitures.

Les troubles qui se sont poursuivis jusqu'à l'aube se sont étendus au quartier de Christianshavn, près de l'enclave de Christiania, repaire de marginaux de la capitale danoise.

Le même scénario s'est répété avec des feux dans les poubelles jetées sur la chaussée, des vitrines de magasins brisés et une école vandalisée par des individus qui ont réussi à disparaître dans Christiania.

Nouvelles manifs prévues

Les autorités craignent une nouvelle journée et nuit de violences. Deux manifestations sont prévues, qui risquent de dégénerer, augmentant l'inquiétude des habitants de Copenhague.

Mis à la disposition des jeunes depuis 25 ans par la mairie de Copenhague l'Ungdomshuset était devenu un temple de la culture souterraine au Danemark. Ses nouveaux propriétaires, une communauté religieuse, avaient obtenu en août 2006 une ordonnance d'expulsion de ses occupants.

(ats)

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