Actualisé 18.02.2020 à 14:18

ChineCoronavirus: le mal serait bénin dans 80% des cas

Une vaste étude chinoise montre que la pneumonie n'est mortelle que dans 2,3% des cas. Les patients déjà atteints de maladies cardiovasculaires et les seniors sont les plus menacés.

Il s'agit de la plus vaste étude menée depuis le début de l'épidémie.

Il s'agit de la plus vaste étude menée depuis le début de l'épidémie.

Keystone

La pneumonie Covid-19 s'avère bénigne dans quatre cas sur cinq et mortelle dans seulement 2,3% des cas, selon une vaste étude menée en Chine auprès de plus de 70'000 personnes. La maladie apparue en décembre à Wuhan (centre) a contaminé plus de 72'000 personnes, dont près de 1900 mortellement.

Le Centre chinois de contrôle et prévention des maladies a mené une étude portant sur 72'314 cas confirmés, suspects, diagnostiqués cliniquement et asymptomatiques de la pneumonie virale constatés en date du 11 février. Il s'agit de la plus vaste étude menée depuis le début de l'épidémie.

Voici les principales conclusions de l'étude publiée par le Journal chinois d'épidémiologie.

Le troisième âge à risque

Le facteur Wuhan

Près de 86% des personnes contaminées habitent Wuhan ou bien se sont rendues dans la ville où le virus est apparu sur un marché où étaient vendus des animaux vivants. La ville est placée de facto en quarantaine depuis le 23 janvier, ainsi qu'une grande partie de sa province, le Hubei, bouclant au total 56 millions d'habitants.

Lourd tribut du personnel médical

Au total, 3019 médecins et autres personnel médical ont été contaminés, dont 1.688 gravement. Cinq sont décédés en date du 11 février. Parmi les cas graves, 64% travaillaient dans des hôpitaux de Wuhan, à l'instar du docteur Li Wenliang, qui avait été réprimandé par la police en décembre pour avoir donné l'alerte. Son décès du coronavirus au début du mois a créé une vague de colère en Chine.

«Hautement contagieux»

Le germe est hautement contagieux. «Le nouveau coronavirus s'est propagé très rapidement en l'espace de 30 jours d'une seule ville à tout le pays», souligne l'étude.

«Tendance à la baisse»

L'épidémie a atteint «un premier pic» entre les 24 et 26 janvier, juste au moment où les autorités ont placé Wuhan en quarantaine. Une «tendance à la baisse» se dessine depuis le 11 février, avec un ralentissement du nombre de nouveaux cas de contamination, particulièrement en dehors du Hubei.

Le 13 février, les autorités chinoises ont élargi leur définition de la maladie pour inclure les cas «diagnostiqués cliniquement» par une radio des poumons et pas seulement par un test de laboratoire. Ce changement s'est traduit par une hausse brutale du nombre de décès et de contaminations.

Le rapport laisse entendre que la décision de boucler Wuhan et sa région a aidé à enrayer le rythme de contagion.

«Rebond possible»

Le virus s'est répandu au moment où des centaines de millions de Chinois voyageaient du nord au sud du pays à l'occasion du Nouvel an lunaire, la plus grande fête du calendrier.

Ce long congé a été prolongé pour réduire le risque de contagion généralisée. Mais à mesure que les gens rentrent chez eux en train, en car ou en avion, il existe un risque de «rebond possible de l'épidémie».

Le virus peut aussi «s'adapter avec le temps pour devenir plus virulent», met en garde le rapport, qui appelle le corps médical à «rester vigilant». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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