Actualisé 02.03.2020 à 05:10

Foot/Hockey

Coronavirus: lundi décisif en Suisse

Les ligues nationales de football et de hockey ont convoqué des assemblées extraordinaires.

de
Mathieu Aeschmann
Les play-off commenceront-ils sans public, comme sest finie la saison régulière (ici à Lausanne samedi)?

Les play-off commenceront-ils sans public, comme sest finie la saison régulière (ici à Lausanne samedi)?

Keystone/Laurent Gillieron

Au sortir d'un premier week-end d'épidémie, les clubs de football et de hockey du pays ont acquis une certitude et une crainte. Le huis clos, ce théâtre sans âme ni sens, ne saurait être qu'une mesure provisoire. Mais au regard des derniers développements sanitaires, «il faudra peut-être se résoudre à prendre des décisions extraordinaires», selon les termes de Claudius Schäfer, PDG de la Swiss Football League (SFL).

Le cadre des deux assemblées extraordinaires convoquées ce lundi à Berne est donc large. Au menu: déterminer un modus vivendi jusqu'au 15 mars, date (provisoire) à laquelle prend fin l'interdiction édictée par le Conseil fédéral. Pour le football, un report toucherait trois journées de championnat, qui pourraient être rattrapées «en enchaînant les semaines anglaises» (Schäfer). Quant au hockey, un début des play-off le mardi 17 mars tient la corde. Un moindre mal. «Sauf qu'une sortie de crise au 15 mars semble peu probable», tempère Raphaël Berger, directeur général de Gottéron.

Alors, que faire? Jouer la montre, changer la formule ou se résoudre au huis clos (partiel) pour honorer télévisions et sponsors? La réponse va se trouver à hauteur de porte-monnaie. Chaque rencontre jouée à huis clos coûterait en effet aux clubs de l'élite entre 200'000 et 500'000 francs. Et les assurances perte de gain ne couvrent pas les épidémies. «Avec les mêmes charges mais sans revenus, la situation des clubs peut vite devenir grave», prévient Jean-François Collet, président de Xamax. D'où la nécessité de parler d'une seule voix... 

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!