Brésil: Corps décapités dans une prison hors de contrôle
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BrésilCorps décapités dans une prison hors de contrôle

Une vidéo insoutenable montrant les corps de trois prisonniers torturés et décapités par un gang rival dans une prison du nord-est, a été diffusée mardi par un quotidien de São Paulo.

Ces images ont été tournées le 17 décembre par les assassins eux-mêmes, dans la prison de Pedrinhas, à Sao Luis do Maranhao (nord-est), où les luttes entre gangs rivaux ont totalement échappé au contrôle des autorités locales, selon «Folha».

Le gouvernement central entend disperser les leaders des deux gangs dans d'autres centres d'établissements pénitentiaires du pays, ce qui a déclenché ce week-end à Sao Luis, la capitale de l'Etat du Maranhao, une vague de violences commanditée depuis la prison, ont indiqué les autorités.

Un commissariat de police a été la cible de tirs et quatre autobus ont été incendiés. Une fillette de six ans a succombé à ses brûlures, et trois autres passagers ont été blessés.

Mare de sang

La vidéo remise à Folha par un syndicat pénitentiaire est particulièrement insoutenable. On y voit les cadavres décapités de trois détenus baignant dans une mare de sang. Les torses sont criblés de brûlures et de perforations.

Les détenus qui ont tourné ces images donnent des coups de pieds dans les corps et insultent leurs victimes.

Au mois d'octobre l'Etat de Maranhao avait déclaré l'Etat d'urgence pour une durée de six mois au sein de son système pénitentiaire, après des affrontements qui avaient fait neuf morts.

Rivalité

La rivalité entre détenus de la prison de Sao Luis, principalement entre un gang de la capitale et un autre de l'intérieur de l'Etat, a fait l'objet d'une enquête du Conseil national de Justice.

Elle a conclu que l'Etat du Maranhao avait été «incapable» de contrôler la violence dans cet établissement.

Le gouvernement de l'Etat a accepté l'aide du Ministère de la Justice, qui a offert des places dans les prisons fédérales pour y écrouer les leaders des bandes rivales incarcérés à Pedrinhas. Selon la presse brésilienne, 62 détenus ont été tués dans cette prison l'an dernier. (afp)

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