Affaire Assange: Correa dénonce les «menaces grossières»
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Affaire AssangeCorrea dénonce les «menaces grossières»

Le président équatorien a dénoncé samedi les «menaces grossières» de la Grande-Bretagne dans l'affaire de l'immunité diplomatique accordée à Julian Assange, menacé d'extradition vers la Suède.

Rafael Correa a haussé le ton samedi face aux menaces de la Grande-Bretagne qui l'accuse de protéger le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. faisait référence à la possibilité que la police britannique entre dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour arrêter le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui y est réfugié.

«Jamais, au moins tant que je serai président, l'Equateur n'acceptera des menaces comme celle que la Grande-Bretagne a proférée cette semaine de manière totalement grossière, manquant d'égards et inacceptable», a déclaré M. Correa à Loja (au sud de Quito), à l'occasion d'un compte rendu hebdomadaire de travail.

«Nous n'allons rien céder sur notre souveraineté. Nous respectons tout le monde, nous cherchons toujours le dialogue, mais finalement c'est nous qui décidons, exerçant notre souveraineté, nous prendrons des décisions dignes et souveraines», a-t-il souligné. Quito «rejette de la manière la plus énergique cette menace inacceptable et intolérable», a insisté M. Correa.

Quelques heures plus tôt, son chef de la diplomatie Ricardo Patino a déclaré qu'il y avait toujours un risque que la police britannique entre dans l'ambassade équatorienne à Londres pour arrêter Julian Assange.

«La menace persiste, parce qu'il n'y a eu aucun démenti de cette menace», a affirmé le ministre des Affaires étrangères dans une déclaration publiée sur le site officiel du gouvernement équatorien.

Aucune menace, selon Londres

Mercredi, à la veille de l'annonce par l'Equateur qu'il accordait l'asile au cyber-militant australien, Quito a déclaré avoir été informé par les autorités britanniques de la possibilité que Julian Assange, qui doit être extradé vers la Suède, soit arrêté dans l'ambassade équatorienne.

Au cours d'une discussion mercredi avec des responsables équatoriens, le chargé d'affaires britannique à Quito a attiré l'attention de ses interlocuteurs sur l'existence d'une loi britannique de 1987 prévoyant que des locaux diplomatiques puissent perdre leur inviolabilité dans certains cas.

L'Equateur a vivement protesté contre cette éventualité. Londres a assuré jeudi au plus haut niveau qu'il n'était pas question d'une intrusion dans l'ambassade.

«Il n'y a dans cette affaire aucune menace d'un assaut de l'ambassade», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, soulignant au contraire que le dénouement du cas Assange pourrait prendre «un temps considérable».

Espionnage

Julian Assange a demandé et obtenu l'asile auprès de l'Equateur pour se soustraire à son extradition par la Grande-Bretagne vers la Suède, où la justice veut l'entendre pour une affaire d'agression sexuelle et de viol.

Le fondateur de WikiLeaks dit redouter, s'il est envoyé en Suède, d'être extradé ultérieurement vers les Etats-Unis. Il devrait y répondre d'accusations d'espionnage, en raison de la publication par son site de centaines de milliers de documents confidentiels américains. (ats)

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