Espagne: Corruption: Démission de Francisco Camps

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EspagneCorruption: Démission de Francisco Camps

Le président de la région de Valence, Francisco Camps, proche du chef de l'opposition de droite espagnole Mariano Rajoy et qui doit être jugé pour corruption, a annoncé mercredi qu'il démissionnait.

Camps annonce sa démission à Valence le 20 juillet.

Camps annonce sa démission à Valence le 20 juillet.

«Je quitte la présidence du gouvernement régional dès maintenant», a déclaré M. Camps, accusé de corruption passive pour s'être fait offrir des costumes pour un montant de 14.000 euros, dans le cadre d'un scandale touchant au financement de la droite dans sa région.

Francisco Camps a assuré, lors d'une conférence de presse, qu'il était «totalement innocent» et qu'il considérait sa démission comme un «sacrifice personnel» pour le bien de son parti, le Parti populaire (PP) et de l'Espagne.

Peu avant cette démission, deux autres responsables de la droite locale qui devaient être jugés dans la même affaire avaient eux reconnu leur culpabilité et accepté de payer de lourdes amendes pour échapper au procès.

Législatives de 2012

Selon la presse espagnole, plusieurs membres du PP avaient appelé M. Camps à la démission, sur fond de pré-campagne pour les élections législatives de mars 2012.

Mariano Rajoy a salué mercredi une démission «qui ne change en rien sa présomption d'innocence». «Son exercice de générosité et de responsabilité contribue à améliorer l'image et le prestige des institutions dans la région de Valence et dans toute l'Espagne», a-t- il ajouté.

Cible des «indignés»

Le président de région est l'une des cibles du mouvement de contestation des «indignés», qui dénoncent la «corruption» du monde politique et ont manifesté plusieurs fois à Valence, notamment au moment de son investiture.

Plusieurs responsables de la droite régionale avaient été soupçonnés d'avoir reçu des cadeaux, dont des costumes, de l'entreprise Orange Market, organisatrice d'événements du Parti Populaire.

Cette enquête, initiée par le juge Baltasar Garzon, a mis au jour un vaste réseau de corruption dirigé par un chef d'entreprises de communication proche du PP, Francisco Correa, qui apparaissait dans sa comptabilité occulte sous le nom codé de «Don Vito», référence au personnage cinématographique du «Parrain».

Il organisait les meetings du PP et servait, selon l'enquête, d'entremetteur entre des entreprises immobilières et des élus de droite pour l'attribution de marchés publics, moyennant commissions et cadeaux en tous genres: voyage de noces en Polynésie, voitures de luxe, montres, I-Phones.

(ats)

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