Côte d'Ivoire: un diplomate français assassiné à Abidjan
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Côte d'Ivoire: un diplomate français assassiné à Abidjan

Un diplomate français travaillant pour l'Union européenne a été assassiné à son domicile par des inconnus à Abidjan.

Michel Niaucel était chargé de la sécurité des opérations régionales de l'Union européenne, a précisé le porte-parole de l'ambassade, Jacques Cuzi, avant d'ajouter que le diplomate a été abattu avec sa propre arme. Il vivait avec son épouse et ses enfants dans un quartier résidentiel d'Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire située dans le sud du pays. Le porte-parole de l'Union européenne Lucien Houedanou a précisé que l'épouse de Michel Niaucel était interrogée par la police.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a exprimé la «douleur» et la consternation» de la Commission après la «mort violente» de l'officier de sécurité régional. Bruxelles «exprime ses sincères condoléances à la famille ainsi qu'à tout le personnel de la Délégation de la Commission en Côte d'Ivoire, qui réalise un travail exemplaire dans des conditions de sécurité souvent très difficiles», souligne-t-il.

M. Barroso rend hommage à «un agent dévoué et apprécié de tous ses collègues». Il précise qu'il a notamment «assuré la sécurité de tous ses collègues de Délégation dans un environnement complexe, ainsi que la sécurité des missions sur place». «Cette affaire fait l'objet d'une enquête de la part des autorités locales en étroite collaboration avec l'ambassade de France à Abidjan et les services de la Commission européenne».

Le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a souhaité dans un communiqué que «toute la lumière soit faite sur cet horrible assassinat». Le ministre présente également ses «plus sincères condoléances à la famille et aux proches» du diplomate assassiné. Le porte-parole du quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi, a précisé que le ministère n'avait pas été sollicité «pour l'heure» pour l'envoi d'enquêteurs.

Alors que l'hypothèse du suicide a été d'emblée écartée, le mobile politique ne semble pas non plus retenu, a souligné le porte-parole de l'ambassade de France. «Dans la mesure où il n'y a pas eu effraction, le ou les auteurs de cet assassinat pourraient être des proches», a déclaré Jacques Cuzi.

Depuis une tentative de coup d'Etat à Abidjan en 2002, la Côte d'Ivoire est divisée entre le Sud contrôlé par le gouvernement et le Nord aux mains des rebelles. Quelque 10.000 soldats des Nations unies et français sont déployés dans le pays, principalement dans la zone-tampon qui sépare les deux camps. (ats)

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