Couchepin relativise les dégâts

Actualisé

Couchepin relativise les dégâts

Berne - Le conseiller fédéral Couchepin n'est pas satisfait du refus par le National du projet d'assainissement de l'AI.

Mais les dégâts ne sont pas très importants, estime-t-il. Tout le monde savait qu'on allait attendre que les élections soient passées pour aller vers une solution, a-t-il déclaré samedi à la radio alémanique.

Le conseiller fédéral valaisan s'est dit «déçu» et «triste» que le National n'ait pas voulu de solution au problème de l'AI, endettée à hauteur de près de 9,3 milliards de francs.

L'accident, selon Couchepin, a été provoqué, comme souvent, par une alliance contre-nature des deux ailes de la droite et de la gauche. Il ne comprend pas la position de la gauche qui a tout-à-coup refusé d'approuver la hausse à durée limitée des impôts, alors même que le problème ne peut pas être réglé sans un financement complémentaire.

Il est impossible et socialement insupportable d'économiser chaque année un déficit de 1,5 milliard de francs; il n'est pas «heureux» que l'assainissement de l'AI doive maintenant attendre encore des mois parce que - contre l'avis des partis radical et démocrate-chrétien - les groupes avec des positions extrêmes veulent faire du dossier une affaire de prestige. Il faudra voir plus loin, selon Pascal Couchepin, qui se dit convaincu que le Conseil des Etats trouvera une solution basée sur les propositions du Conseil fédéral - très vraisemblablement pas avant les élections.

Pour le responsable du Département de l'Intérieur, les années avec élections comptent plus de passages à vide que les autres. Si le dossier de l'AI est urgent, il n'est toutefois pas nécessaire qu'une décision soit prise immédiatement. Elle sera prise après les élections, selon Pascal Couchepin. On aura ainsi perdu quelque six mois.

(ap)

Ton opinion