Onex (GE)Coup d'arrêt judiciaire pour le village de migrants
Saisi par l'UDC, le Tribunal administratif a annulé l'autorisation de construire pour les bâtiments prévus pour 180 requérants d'asile.
- par
- Jérôme Faas

Le projet de bâtiments pour requérants d'asile se situe le long de la rue des Bossons, à Onex.
L'UDC crie victoire. Le parti agrarien vient de remporter une manche dans le bras de fer qui l'oppose à l'Etat sur le dossier du logement des migrants à Onex. Le Tribunal administratif de première instance a annulé l'autorisation de construire qu'avait délivré le canton pour le village de 180 places prévu à Morillon-Parc, au cœur de la cité onésienne.
L'UDC explique que les juges ont trouvé un vice de forme dans la requête étatique. Selon le parti, l'autorisation accordée par le canton visait des logements modulaires. Le Tribunal aurait estimé que les containers devaient être considérés comme de petits immeubles d'habitation. «Il s'ensuit que l'affectation des constructions projetées diffère de celle prévue par le plan localisé de quartier en question», analyse la formation politique.
Dans un communiqué, cette dernière «salue cette décision de justice» et «constate que Genève ne peut plus accueillir de migrants». L'arrêt du Tribunal administratif est néanmoins susceptible d'un recours.
Président du parti, Marc Fuhrmann souligne que «l'Etat a essayé de faire le forcing sur un projet déplacé et non conforme. En matière d'asile, on met la charrue avant les bœufs, et on ne respecte pas les lois». Il note par ailleurs que «l'emplacement du projet, à Onex, était particulièrement mal choisi». Une pétition signée par 1900 personnes et deux recours avaient été déposés pour combattre ce village.
Mardi soir, le pouvoir judiciaire n'était pas en mesure de confirmer l'exactitude de l'information répercutée par l'UDC. Le Département de l'aménagement et du logement n'était pas non plus en mesure de se prononcer sur l'arrêt du tribunal. «A ce stade, nous ne pouvons que prendre acte de la communication de l'UDC», indiquait la secrétaire générale adjointe Pauline de Salis.