Coup de froid sur les sous de la culture
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Coup de froid sur les sous de la culture

Le Festival du film israélien a débuté hier. Il a été subventionné par la Ville, contrairement au Festival international du film oriental, qui vient de fermer ses portes.

«Peut-être avons-nous commis une bêtise, avoue Patrice Mugny, conseiller administratif en charge des Affaires culturelles. Mais il me semble que c'est le retard accusé dans la remise du dossier qui soit la cause du refus des subventions.» Tahar Houchi, organisateur du Festival international du film oriental, admet qu'il a eu un retard de trois jours dans l'envoi des documents, mais la réponse négative donnée par le Département des affaires culturelles ne mentionne pas cet élément.

La lettre évoque «la multiplication des festivals culturels à thème géographique, national ou relevant de sphères culturelles (...) qui suscite des difficultés de gestion et qui mène donc le département à devoir entamer une nouvelle réflexion sur la question» comme argument du refus.

Tahar Houchi, après qu'on lui eut demandé de renvoyer plusieurs fois son dossier, avait compris, à tort, qu'il avait passé la rampe. Le département accorde entre 5000 fr. et 6000 fr. à ce genre de manifestation.

L'organisateur s'est finalement tourné vers les consulats de France et d'Algérie pour trouver un soutien financier qui lui a permis de boucler son budget.

Patrice Mugny ajoute qu'il considère la culture comme un moyen de rapprocher les peuples: «Je ne fais aucune différence de traitement en matière de culture. Je subventionne d'autant plus volontiers le cinéma palestinien qu'il manque cruellement de moyens.»

Shahïn Ammane

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