Hockey sur glace: Coup de jeune sur les Jeux olympiques

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Hockey sur glaceCoup de jeune sur les Jeux olympiques

A 15 ans, Alina Müller va découvrir les JO. La Zurichoise est la plus jeune de la délégation helvétique.

par
Robin Carrel
Sotchi
Alina Müller (à gauche) et sa coéquipière Lara Stadler se détendent avant de passer aux choses sérieuses.

Alina Müller (à gauche) et sa coéquipière Lara Stadler se détendent avant de passer aux choses sérieuses.

L'attaquante du HC Winterthour est la joueuse la moins âgée du tournoi de hockey sur glace. Elle est même la troisième athlète la plus précoce de l'ensemble des sélectionnés venus des 88 pays représentés au grand raout russe. Assaillie par les médias vendredi matin à la Maison Suisse, sise à l'entrée du Parc Olympique, la Suissesse a tenté de contenter tout le monde malgré sa timidité.

Son premier tournoi olympique à 15 ans et 330 jours? «C'est un événement énorme, le but dans la carrière de pas mal d'athlètes. Mais ce n'est tout de même que du hockey et nous sommes là pour faire du sport.» Les progrès qu'elle peut effectuer, grâce à la plus prestigieuse des compétitions? «On peut apprendre dans tous les domaines. Pas seulement au niveau technique ou du rythme. Je vais essayer d'en profiter». Affronter d'entrée le Canada et les Etats-Unis, ce qui se fait de mieux dans son sport? «Je suis encore très jeune, mais c'est sûr que ce sera un grand pas. Je vais pouvoir me montrer...»

En cas de besoin, Müller peut s'appuyer sur des coéquipières plus expérimentées, comme la gardienne Florence Schelling, qui en est à sa troisième participation aux Jeux. Elle n'hésite pas non plus à «skyper» avec son frère Mirco, malgré les 12 heures de décalage horaire qui séparent Sotchi d'Everett, dans l'état de Washington, où évolue l'attaquant des Silvertips (WHL). «Il m'a souhaité bonne chance, a rigolé Alina Müller. J'espère qu'on pourra faire le déplacement de Pyeongchang en 2018 ensemble.»

Vu le niveau qu'elle affiche, sa carrière risque elle aussi de passer par l'Amérique du Nord, à l'instar de son frangin et de sa coéquipière Phoebe Staenz (Université de Yale). «Je ne sais pas encore si j'irai intégrer une université américaine. Je vais y réfléchir, a dit la Zurichoise. Pour l'instant, je suis une école dont le cursus dure cinq ans et je peux encore progresser en Suisse.» Et même encore plus vite, grâce aux Jeux.

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