Zurich - Coupables, neuf militants du climat écopent de jours-amendes avec sursis
Publié

ZurichCoupables, neuf militants du climat écopent de jours-amendes avec sursis

Une soixantaine d’activistes avaient bloqué l’entrée d’un bâtiment de Credit Suisse en juillet 2019. Neuf d’entre eux avaient contesté leur condamnation par ordonnance pénale. Ils feront appel.

Le 8 juillet 2019, une soixantaine de militants du mouvement «Collective Climate Justice» avaient barricadé l’entrée du Credit Suisse sur la Paradeplatz à Zurich.

Le 8 juillet 2019, une soixantaine de militants du mouvement «Collective Climate Justice» avaient barricadé l’entrée du Credit Suisse sur la Paradeplatz à Zurich.

Lecteur Reporter

Huit militants climatiques ont été reconnus coupables vendredi de contrainte et de violation de domicile par un tribunal zurichois. Ils écopent de peine de 40 jours-amendes à 10 francs avec sursis. Le neuvième écope d’une peine de 30 jours-amendes à 10 francs avec sursis, uniquement pour contrainte.

Avec d’autres militants, ils avaient barricadé l’entrée du siège de Credit Suisse sur la Paradeplatz de Zurich durant cinq heures le 8 juillet 2019. Ils exigeaient que la banque cesse de financer les secteurs du charbon, du pétrole et du gaz.

D’autres moyens de lutte, selon le procureur

Le procureur Daniel Kloiber avait requis une peine beaucoup plus sévère de 90 jours-amendes à 30 francs avec sursis. Dans son réquisitoire, il avait estimé qu’il n’y avait «pas de situation d’urgence et que ce n’est pas comme ça que le système politique fonctionne en Suisse». Il a ajouté que les militants auraient pu s’impliquer dans le processus politique, mais qu’il était tout simplement plus facile de faire tout un cinéma ce matin de juillet 2019.

L’avocat de Credit Suisse avait également indiqué que l’établissement financier investit depuis longtemps dans la protection du climat: «Nous n’avions pas besoin d’être réveillés par les militants!». Il avait en outre précisé que l’opération avait contraint la banque et les commerces locataires de l’établissement à fermer pendant une demi-journée.

Appel d’ores et déjà annoncé

Lors du procès mercredi, les neufs accusés, majoritairement des Romands, avaient gardé le silence pour la plupart. Leurs avocats avaient plaidé l’acquittement et demandé une compensation financière pour leur détention «arbitraire» de deux jours. Ils avaient aussi exhorté la banque à retirer sa plainte. Dans un communiqué diffusé après l’annonce du verdict, les militants ont annoncé faire appel.

Quarante-deux autres activistes ayant participé à cette action n’avaient pas contesté leur condamnation par ordonnance pénale à 60 jours-amendes à 30 francs avec sursis.

(gma)

Ton opinion