Courfaivre (JU): Nomination d'un procureur extraordinaire
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Courfaivre (JU)Nomination d'un procureur extraordinaire

L'avocat de la famille de la femme retrouvée morte à Courfaivre estime qu'il y a des éléments probants attestant du manque de diligence de la justice jurassienne.

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Le couple de Courfaivre (JU) a été découvert lundi 21 octobre vers 10h par un des trois enfants.

Le couple de Courfaivre (JU) a été découvert lundi 21 octobre vers 10h par un des trois enfants.

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En 2014, les époux posaient dans le zoo Siky Ranch à Crémines (BE). Ils l' avaient transformé en fauconnerie. Le rêve aura duré moins de deux ans avant de mettre la clé sous la porte.

En 2014, les époux posaient dans le zoo Siky Ranch à Crémines (BE). Ils l' avaient transformé en fauconnerie. Le rêve aura duré moins de deux ans avant de mettre la clé sous la porte.

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La tragédie s'est jouée au domicile familial de Courfaivre (maison du fond), à la rue de la Rauracie 14.

La tragédie s'est jouée au domicile familial de Courfaivre (maison du fond), à la rue de la Rauracie 14.

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Un procureur extraordinaire dirigera l'enquête sur le drame conjugal de Courfaivre (JU). L'avocat Frédéric Hainard, mandaté par la famille, met en cause la justice jurassienne pour manquement à l'égard de la femme tuée.

L'avocat neuchâtelois a déposé le 5 décembre une plainte pénale. Selon lui, il y a eu omission de prêter secours voire homicide par négligence dans le drame de Courfaivre.

Comme le ministère public jurassien est directement concerné, les procureurs qui le composent ne sont pas habilités à diligenter la procédure. Le cas est donc remis à Pierre Aubert, Procureur général du canton de Neuchâtel, a indiqué mercredi le ministère public jurassien.

Manque de diligence?

Le 21 octobre dernier, les corps sans vie d'un homme et d'une femme avaient été découverts dans un appartement de Courfaivre. La femme avait déposé plainte contre son conjoint pour agression sexuelle quelques jours avant cette issue fatale.

Pour Frédéric Hainard, interrogé la semaine dernière par la RTS, il y a des éléments probants qui attestent du manque de diligence de la justice jurassienne. Il n'est pas normal selon lui qu'aucune mesure de privation de liberté n'ait été prise pour un cas de viol sous la contrainte.

La victime, qui s'était constituée partie plaignante, n'a en outre pas été invitée aux auditions du prévenu conduites par le ministère public. Enfin, les armes de poing de l'agresseur ont été séquestrées mais pas sa «panoplie» de couteaux. «Les enfants de ce couple ont le droit de connaître toute la vérité», selon Frédéric Hainard. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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