Actualisé 23.04.2008 à 20:15

Couvrir un glacier exige un permis

Au regard de la loi, un tribunal valaisan a décidé qu'il fallait un permis de construire pour recouvrir un glacier.

Enrober un glacier durant la saison chaude pour éviter qu'il ne fonde est devenu une chose habituelle. La société de remontées mécaniques de Zermatt, comme celle de Saas-Fee, ont recouvert des parties de glaciers pour sécuriser une aire d'arrivée de téléphérique et aussi garantir la liaison entre deux pistes.

«Mais cette couverture peut aussi entraîner un changement sensible de paysage», a estimé le Tribunal cantonal hier. «De telles modifications sont soumises à l'obtention d'un permis de bâtir tant du point de vue du droit fédéral que cantonal.»

Cette décision a suscité l'incompréhension de la Société de remontées mécaniques de Zermatt. Pour Christen Baumann, son directeur, «il s'agit d'une embûche de plus au développement du tourisme».

De plus, l'application de l'arrêt pose problème. Car «il sera difficile de concilier la durée d'une procédure d'autorisation de bâtir avec la rapidité avec laquelle doit être prise une décision de couvrir une partie du glacier.» Zermatt et Saas-Fee avaient fait recours contre les décisions de l'Etat du Valais. Les remontées mécaniques étudient maintenant la piste d'un recours auprès du Tribunal fédéral. (ats)

Téléverbier avait risqué l’amende

En 2006, Téléverbier a risqué l’amende pour avoir bâché une partie du glacier de Tortin. La société a alors demandé une autorisation de construire et l’a obtenue. Eric Balet, directeur de Téléverbier, estime qu’une telle demande ne se justifie pas «pour des installations provisoires, sans impact sur l’environnement». En protégeant 2500 m2, Téléverbier avait épargné 4000 litres de carburant.

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