Genève - Covid long: 40% des malades souffrent après sept mois
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Coronavirus à GenèveCovid long: 40% des malades souffrent après sept mois

Les HUG ont réalisé une étude portant sur la forme persistante du Covid-19. Elle révèle que 39% des patients présentent encore des symptômes plus de sept mois après leur infection.

«J’ai pris 30 ans en quelques mois»: le défi des Covid longs. Témoignage. (mars 2021)

Sept à neuf mois après avoir contracté le Covid-19, 39% des patients présentent encore des symptômes résiduels. Tel est le résultat d’une étude conjointe des HUG et de l’Université de Genève portant sur les formes longues de la maladie. Les affections durables les plus souvent constatées sont la fatigue persistante, les troubles neurologiques, l’essoufflement, les troubles cardiaques et les troubles psychiatriques.

La fatigue, symptôme fréquent

L’étude a porté sur 410 malades ayant consulté aux HUG entre le 18 mars et le 15 mai 2020. En ont été exclues les personnes ayant été hospitalisées à la suite de complications graves. Au hit-parade des symptômes persistants figurent la fatigue (20,7%), la perte du goût et de l’odorat (16,8%), l’essoufflement (11,7%9 et les maux de tête (10%). Ces résultats sont comparables à ceux des études internationales du même type.

La fatigue affecte 20% des victimes du Covid long, une forme de la maladie qui touche prioritairement les femmes..

La fatigue affecte 20% des victimes du Covid long, une forme de la maladie qui touche prioritairement les femmes..

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Les femmes exposées

L’incidence de ces symptômes paraît plus élevée chez les femmes. En revanche, toutes les catégories d’âge sont touchées, y compris les personnes jeunes et en bonne santé. De manière surprenante, ces complications fluctuent au cours du temps. Certains patients avaient retrouvé une vie normale 30 à 45 jours après la survenance de la maladie, puis sont redevenus symptomatiques sept à neuf mois après l’infection.

Intensités légères à modérées

Les chercheurs relèvent que la sévérité des symptômes diminue au fil du temps, hormis pour les maux de tête. Bien que la majorité des participants à l’étude évoquent des intensités légères à modérées pour décrire leur mal, le professeur Idris Guessous, directeur de l’étude, explique que la forme longue de la maladie impacte la qualité de vie. «Les personnes avec un niveau de forme optimal avant leur infection ne le sont clairement plus après. Ce sentiment de ne plus être au mieux de sa forme ajouté au découragement face à une absence de progression nette est particulièrement difficile à vivre.»

(jef)

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