Actualisé 02.07.2015 à 08:55

Grand GenèveCovoiturage pour réduire les bouchons à la frontière

Via internet, Suisse et France souhaitent inciter les pendulaires à se partager leurs automobiles.

de
Julien Culet
L'opération franco-suisse vise à réduire le trafic routier.

L'opération franco-suisse vise à réduire le trafic routier.

Les pendulaires sont trop souvent seuls dans leur voiture quand ils se rendent au travail. Pour améliorer cette situation et ainsi fluidifier le trafic, les autorités franco-suisses vont promouvoir le covoiturage ces prochaines semaines. Une enveloppe d'un peu plus d'un million de francs, dont 290'000 fr. de Genève, a été débloquée de part et d'autre de la frontière dans le cadre du projet européen Interreg.

Principale nouveauté: un site internet de comparateur d'offres de covoiturage. «Si vous habitez Ville-la-Grand (F) et que vous allez à Meyrin (GE), il faudra entrer le point de départ et le point d'arrivée, explique-t-on du côté haut-savoyard. Il trouvera la meilleure offre disponible chez les différents partenaires.» Une carte interactive indiquera également les parkings à disposition des covoitureurs. Et des actions de promotion seront menées dans les entreprises.

L'Association Transports et environnement Genève est satisfaite. «C'est une excellente initiative, estime son président, Thomas Wenger. Mais on peut faire plus, comme créer des voies pour les véhicules occupés par plus de trois personnes ou leur réserver des places de parking.» L'app vaudoise Tooxme, qui mettait en relation des particuliers contre défraiement, a suspendu ses activités en avril. La Suisse romande ne serait-elle donc pas un terrain propice au covoiturage? «Les transports publics, tel le train, y sont très développés. Cela permet de se déplacer facilement, juge son dirigeant, Olivier Perrotey. Ce n'est pas forcément le cas côté français. Le covoiturage a une place à prendre.»

Nouvelles expériences en Suisse romande

Les cantons de Genève et de Neuchâtel accueilleront ces prochains mois une sorte de covoiturage par SMS. Il a déjà été lancé à Lucerne début juin. La personne qui veut être transportée se place à un arrêt de bus et envoie un texto avec sa destination. Un panneau accroché à l'arrêt indique le lieu d'arrivée aux automobilistes, qui peuvent s'arrêter pour prendre l'auto-stoppeur 2.0. En Valais, des communes se sont associées fin juin pour lancer une plateforme de covoiturage combiné aux cars postaux. Ce projet pilote doit être mené pendant deux ans.

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