Actualisé 18.04.2017 à 10:28

FranceCrachat sur une journaliste à un meeting de Fillon

Les relations sont tendues entre les militants du candidat à la présidentielle et les représentants des médias.

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Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

AFP
Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone
... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone

François Fillon a laissé entendre mardi que les journalistes portaient une part de responsabilité dans le climat parfois hostile à leur égard qui se manifeste dans certains de ses meetings. Des incidents ont notamment été signalés lors d'un meeting lundi à Nice.

Une journaliste de la chaîne BFM TV a déclaré avoir été atteinte par un crachat à Nice et deux membres de la rédaction du site Buzzfeed ont rapporté avoir été menacés par des agents de sécurité à l'extérieur de la salle où était organisé le meeting.

«Si la presse se fait siffler, ce n'est pas à ma demande, au contraire», a réagi mardi, sur Europe 1, François Fillon, qui a toutefois indiqué comprendre la réaction de ses sympathisants.

«Ils sont crispés»

«Il faut juste aussi parfois vous poser la question de savoir si vous avez zéro responsabilité dans cette situation», a poursuivi le candidat de droite. «Pendant deux mois et demi ou trois mois, on a fait du Fillon-bashing tous les jours. La moindre information sortant des officines de Mediapart ou du «Canard enchaîné» est sur vos antennes avant même de vérifier qu'elle existe», a-t-il déclaré.

«Donc, il y a un peu de colère chez des militants. Ils sont crispés», a encore commenté mardi matin le chef de file de la droite. A Nice, le candidat a prononcé un discours à la tonalité résolument sécuritaire en ciblant entre autres ce qu'il appelle le terrorisme islamique mais aussi «la délinquance encouragée par le laxisme». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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