Genève: Craintes et interrogations pour la relève du football
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GenèveCraintes et interrogations pour la relève du football

Après l'échec dans les urnes du pôle cantonal de football, et «sans plan B», l'avenir de la formation du foot genevois suscite des inquiétudes.

par
David Ramseyer
Photo d'illustration

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Keystone/Salvatore di Nolfi

Un jour après, le monde du ballon rond, au bout du lac, a de la peine à se remettre de la sanction tombée dans les arrêts de jeu. Après recomptage lundi - et pour neuf voix d'écart - le projet de création au Pré-du-Stand d'un centre de formation du football, sous l'égide du Servette FC, a été enterré.

Servette «potentiellement en danger»

Côté grenat, le président Didier Ficher ne souhaite pas s'exprimer sur l'avenir du pôle cantonal, alors que Servette devra quitter ses terrains actuels de Balexert pour faire place au nouveau cycle d'orientation du Renard. Il relève simplement que «le projet porté par le Conseil d'Etat a été soumis à l'exercice de la démocratie. À lui de trouver une solution».

Dans l'entourage du club, on juge la situation compliquée. «Les jeunes, c'est le coeur du projet servettien, appuie une de nos sources. Donc, sans centre de formation digne de ce nom, l'avenir du club est potentiellement en danger.»

Président de l'Association cantonale genevoise de football, Pascal Chobaz ne veut pas imaginer la fin du projet. «Reste qu'à ma connaissance, il n'y a pas de plan B», assure le dirigeant. Il demande aujourd'hui deux choses à l'Etat. D'abord, «qu'il traite Servette comme n'importe quel locataire, dont le droit d'être logé dans des conditions correctes est garanti». Ensuite, que l'Etat «satisfasse à ses obligations légales au vu de la loi cantonale sur le sport», laquelle stipule que le Canton doit soutenir la formation et encourager la promotion de la relève.

Où trouver une parcelle?

«Il n'y a pas de plan B, il faut donc chercher un plan C», complète le député UDC Christo Ivanov, ardent défenseur du projet du Pré-du-Stand. L'un des problèmes majeur est de trouver une parcelle pour accueillir le centre de formation, explique-t-il. «Il y a peut-être un terrain de l'Etat à Aïre, près du Rhône, imagine l'élu, pensif. Il faut que l'on se voie et qu'on discute.»

Autre souci de taille, selon lui: le financement du projet. Dans le montage refusé par le peuple, le secteur privé mettait la main à la poche. Désormais, «on devra passer par un financement 100% public alors que des sous, il y en a toujours pour la culture, mais jamais pour le sport!» Christo Ivanov veut tout de même rester optimiste: «On a pris un grand coup derrière la tête, mais le match n'est pas fini».

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