Burundi: Crânes humains découverts chez un Italien
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BurundiCrânes humains découverts chez un Italien

Une quarantaine de crânes humains ont été découverts à Bujumbura au domicile d'un expatrié Italien, en détention préventive pour avoir tenté d'exporter deux autres crânes humains.

Plusieurs dizaines de crânes humains ont été découverts chez un expatrié au Burundi.

Plusieurs dizaines de crânes humains ont été découverts chez un expatrié au Burundi.

«Vers la fin octobre, la Police de l'air, des frontières et des étrangers (Pafe) a découvert à l'aéroport de Bujumbura, un colis qui contenait deux crânes humains, (...) les enquêtes en cours ont ensuite révélé qu'il avait été envoyé par un Italien du nom de Giuseppe Favaro, sous un faux nom», a annoncé à l'AFP le porte-parole de la police du Burundi, le colonel Helménégilde Harimenshi. Cet Italien, qui vivait au Burundi depuis une dizaine d'années, a été arrêté et placé en détention préventive le 29 octobre, selon la même source.

Nouveau scanner

Les crânes humains ont été découverts grâce au premier scanner installé à l'aéroport international de Bujumbura, offert par la France au Burundi, selon les services aéronautiques burundais.

Vendredi, «la police a découvert 36 crânes humains après une perquisition opérée à son domicile de Bujumbura, ainsi que plusieurs éléments à charge contre ce délinquant», a poursuivi le colonel Harimenshi. M. Favaro avait mis en place un réseau qui lui permettait de recueillir ces crânes humains au Burundi au prix de 50 USD pour une revente à 300 USD en Thaïlande. «L'enquête a permis également de savoir qu'il exportait des colis vers cette destination depuis une dizaine d'années, mais on ne sait pas encore à quoi ces restes humains pouvaient servir», a expliqué le porte-parole de la police burundaise.

Complices

Au moins trois complices ont déjà été arrêtés et la police burundaise a contacté Interpol afin de mener l'enquête sur le volet thaïlandais de l'affaire. «Au Burundi tout le monde est stupéfait car c'est la première fois qu'on voit quelqu'un se livrer à de tels actes», a déclaré le colonel Helménégilde Harimenshi. (ats)

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