Actualisé 02.10.2013 à 11:07

Nouveauté

Création d'une école romande de santé publique

Les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel, ainsi que trois institutions, viennent de créer l'Ecole romande de santé publique (ERSP). Le But? Offrir une formation cohérente et attractive.

La formation sera répartie entre les trois sites du CHUV, des HUG et de l'Institut romand de santé au travail.

La formation sera répartie entre les trois sites du CHUV, des HUG et de l'Institut romand de santé au travail.

La convention a été signée juste avant l'été par les Universités de Genève (UNIGE), de Lausanne (UNIL) et de Neuchâtel (UNINE), ainsi que par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) et l'Institut romand de santé au travail (IST), a expliqué mercredi devant la presse à Lausanne Dominique Arlettaz, recteur de l'UNIL. Elle mutualise tout ce qui concerne la formation et spécifie les domaines de compétences des trois sites géographiques.

La santé publique joue un rôle essentiel dans les questions de prévention, d'épidémiologie, de coûts et droits de la santé. Il est temps de mettre en valeur cette thématique en utilisant l'importante palette de compétences humaines, matérielles et financières des six partenaires, a ajouté le recteur.

Profilage des institutions

Le pôle genevois (UNIGE/HUG) assumera ainsi les questions de santé internationale et humanitaire, de prévention du cancer, du tabagisme et d'autres addictions, des domaines où Genève s'est déjà affirmée ces dernières années, a indiqué Jean-Dominique Vassali, recteur de l'UNIGE. La médecine dentaire figure également parmi ses attributions.

A Lausanne (UNIL/CHUV/IST), l'accent sera mis sur les maladies cardio-métaboliques, la prévention du sida, l'organisation des systèmes de santé, l'évaluation des soins dans les populations vieillissantes, la santé au travail, la biostatistique et les méthodes quantitatives. Autre point des plus importants selon M. Arlettaz, l'économie et le management de la santé.

Neuchâtel amène dans la corbeille de mariée son expertise dans le droit de la santé, a ajouté la rectrice Martine Rahier. Recherche, droits des patients, des assurances, gestion des erreurs médicales, autant d'enjeux complexes et d'une actualité brûlante, a-t-elle souligné.

35 professeurs

L'école aura pour mission d'organiser la formation continue post-grade. Dans un deuxième temps, elle pourrait se pencher sur la création d'un master et d'un doctorat. Elle mettra en commun ses forces pour des grands projets de recherche ou l'achat de banque de données, ainsi que dans le cadre d'expertises pour les pouvoirs publics.

La direction de l'ERSP sera assurée par le professeur Fred Paccaud, actuel directeur de l'Institut universitaire de médecine sociale et préventive à Lausanne. Depuis le 1er septembre, elle réunit 35 professeurs et quelque 200 chercheurs qui restent attachés à leur institutions.

Des milliers de personnes seront touchées par le biais de formations diverses. Avec cette structure, les partenaires espèrent non seulement augmenter la qualité scientifique, mais aussi augmenter la visibilité au niveau international.

Ouvrir la voie

Il existe déjà un pôle suisse de coordination en matière de formation en santé publique, le SSPH , mais le soutien de la Confédération va s'arrêter en 2016, a rappelé Dominique Arlettaz. C'est pourquoi les trois universités qui travaillent ensemble depuis longtemps dans le cadre du «Triangle d'azur» se sont lancées dans cette «collaboration exemplaire», mise sur pied en quelques mois de manière légère et efficace.

Des collaborations avec la Suisse alémanique ou italienne ne sont pas exclues par la suite. «Les autres universités nous regardent avec envie, car nous avons agi rapidement. Nous montrons le chemin en matière de coopération universitaire», s'est réjoui le recteur. (ats)

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