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FribourgCréation de 50 places pour les handicapés en 2018

Quarante places seront créées dans le domaine du handicap mental et dix dans celui du handicap physique et psychique par le canton.

Au départ, le mandat visait aussi la création de 50 places en 2017.

Au départ, le mandat visait aussi la création de 50 places en 2017.

photo: AFP/ARchives

Le canton de Fribourg va créer 50 places de travail et d'hébergement supplémentaires pour les personnes adultes atteintes d'un handicap. Le Grand Conseil a voté jeudi un mandat qui oblige le Conseil d'Etat à poursuivre les efforts dans ce domaine.

Quarante places seront créées dans le domaine du handicap mental, ce qui implique la création de douze postes d'encadrement. Il y aura aussi dix nouvelles places dans le domaine du handicap physique et psychique, impliquant quatre postes d'encadrement.

Au départ, le mandat visait aussi la création de 50 places en 2017. Mais la majorité du législatif y a renoncé car de nouvelles places sont déjà prévues au budget de cette année-là. Les députés ont accepté le mandat modifié par 80 voix contre 8, et 7 abstentions.

Parents inquiets

Il faut comprendre la détresse des familles qui ont assumé l'éducation d'un enfant handicapé jusqu'à sa majorité pour s'apercevoir à ce moment qu'il n'y a pas de place prévue pour lui dans la société, ont argumenté les signataires du mandat.

Des parents de personnes handicapées mentales et IMC avaient déposé une pétition en 2015. Ils exprimaient leur désarroi face au manque de places pour accueillir leurs enfants quand ils atteignent leur majorité et sont exclus des structures scolaires adaptées.

35 places en 2017

Le Conseil d'Etat avait alors accepté de créer en urgence 15 places en home et 10 en atelier, en plus des 2 places au budget. Au budget 2016, il a prévu 8 places de plus en appartement. Et au budget 2017, il a prévu 35 places pour répondre à des besoins reconnus.

Les capacités ont donc augmenté depuis 2015, année lors de laquelle le canton avait estimé que 100 places allaient manquer d'ici à 2018. Le Conseil d'Etat préconisait donc de rejeter ce mandat.

Pour cette rentrée, chaque personne dans les écoles spécialisées a trouvé une place en institution, a dit la conseillère d'Etat Anne-Claude Demierre, relativisant l'urgence de la situation. Elle a admis que les besoins vont croître à l'avenir.

«Mais laissez-nous faire la planification. Il est prématuré de dire aujourd'hui que nous aurons besoin de 50 places, ça pourrait être moins ou plus. Ce serait mettre la charrue avant les boeufs», a-t-elle plaidé en vain. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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