Actualisé 06.05.2020 à 11:38

Canton de Neuchâtel

Crédit de 114 millions de francs demandé pour le RER

Le financement de la ligne directe est assuré par la Confédération mais Neuchâtel doit assumer financièrement plusieurs autres volets comme la construction de la gare de Cernier.

Laurent Favre, chef du Département du développement territorial et de l'environnement, veut voir un RER neuchâtelois.

Laurent Favre, chef du Département du développement territorial et de l'environnement, veut voir un RER neuchâtelois.

Keystone

Le Conseil d'Etat sollicite un crédit de 114 millions de francs pour concrétiser la ligne ferroviaire directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds. Le coût total de ce RER est de plus de 1 milliard de francs, dont 947 millions financés par la Confédération.

Le Conseil d'Etat «a foi en l'avenir. Il veut sans attendre concrétiser le RER neuchâtelois pour transformer et dynamiser le canton de l'intérieur, rendre sa mobilité plus durable et mieux se connecter au réseau ferroviaire national», a déclaré mercredi Laurent Favre, chef du Département du développement territorial et de l'environnement, à Cernier, futur lieu de la gare multimodale.

Les travaux liés au RER contribueront aussi «à donner des perspectives économiques solides dans cette période de crise», a ajouté le conseiller d'Etat. Tout comme les futurs travaux routiers de contournement du Locle et de La Chaux-de-Fonds, dont le montant s'élève aussi à 1 milliard de francs.

Projet de voie verte

Si la décision du 21 juin 2019 des Chambres fédérales assure le financement de la ligne directe, le canton doit assumer financièrement la construction de la gare de Cernier, la jonction Corcelles-Bôle et les études de reconversion de la ligne historique entre Corcelles et La Chaux-de-Fonds (en voie verte notamment). Le coût est estimé à 114 millions de francs.

«Cette voie verte est une opportunité. L'adaptation partielle de l'infrastructure en piste cyclable entre Cormondrèche et La Chaux-de-Fonds pourrait représenter un intérêt touristique», a expliqué Laurent Favre. Le coût de cette voie verte reste encore à évaluer mais pourrait s'élever entre 10 et 18 millions. Il faut savoir que si «l'on ne valorise pas cette voie, on aura des coûts de déconstruction et d'assainissement du terrain», a ajouté le conseiller d'Etat.

Le RER neuchâtelois doit assurer, d?une part la cadence à la demi-heure sur les principales lignes ferroviaires du canton et, d?autre part, la cadence au quart d?heure dans l?agglomération, grâce à la ligne ferroviaire directe, entre Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds et le Locle, via Cernier. L'offre devrait être aussi compatible avec les liaisons vers l'Arc lémanique.

La pente: un défi

Le temps de trajet futur entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds sera de 15 minutes. «En 2035, quand la ligne directe sera terminée, un habitant de La Chaux-de-Fonds pourra sans problème travailler à Lausanne. Cela permettra de revitaliser la ville de La Chaux-de-Fonds», a déclaré Jacques Boschung, membre de la direction des CFF.

Selon lui, la construction de cette nouvelle ligne représente de gros défis. «La pente est majeure. Elle est plus forte que dans le tronçon alpin du tunnel du Ceneri», a expliqué Jacques Boschung. De plus, la géologie particulière du massif jurassien et la gestion de l'entrée en gare de Neuchâtel compliquent aussi la construction.

La ligne ferroviaire entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds, qui date de 1860, est la plus ancienne du réseau suisse non encore renouvelée. Au niveau du calendrier, l'étude préliminaire est en cours. Ensuite, l'ingénierie de projet ira jusqu'en 2026. L'exécution démarrera en 2027. La mise en service est prévue à fin 2035 au plus tard. (nxp/ats)

(NewsXpress)
Trouvé des erreurs?Dites-nous où!