Valais: Crédit fédéral de 169 millions pour la correction du Rhône

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ValaisCrédit fédéral de 169 millions pour la correction du Rhône

La Confédération débloquera jusqu'à 169 millions de francs pour des mesures de protection contre les crues dans le cadre de la 3e correction du Rhône.

Après le National, le Conseil des Etats a approuvé ce crédit-cadre jeudi par 32 voix sans opposition.

La facture totale des premiers travaux prioritaires de ce qui est qualifié de «chantier du siècle» en Valais est devisée au total à quelque 350 millions entre 2009 et 2014. La réalisation de cette première étape de la 3e correction du Rhône porte sur les tronçons de Viège, Sierre/Chippis et Sion. Elle doit permettre d'éviter des dégâts potentiels de plusieurs milliards de francs.

La part fédérale couvrira jusqu'à 74% des investissements. Le crédit-cadre de 169 millions doit financer 65% des coûts du dispositif de protection. Les deux sénateurs valaisans, les PDC Jean-René Fournier et René Imoberdorf, n'ont pas manqué d'insister sur la nécessité de ces travaux, ainsi que sur les efforts, notamment financiers, consentis par leur canton.

La 3e correction du Rhône prévoit, sur 160km, l'aménagement de l'ensemble du tronçon du fleuve entre Gletsch et le lac Léman. Les travaux visent principalement à réduire les dommages que pourraient occasionner des crues extrêmes dans toute la plaine. Ils devraient durer de 25 à 30 ans.

Se basant sur le niveau de danger, les cantons du Valais et de Vaud ont défini des mesures prioritaires à réaliser jusqu'en 2020. Les premiers travaux ont débuté à Viège à la fin du mois de janvier.

(ats)

Que deviendra l'Inconnue?

Les Amis de Farinet recourent auprès du Conseil d'Etat valaisan pour exhumer les restes de l'Inconnue du Rhône, du nom de ce corps de femme repêché sans tête dans le fleuve il y a trente ans. La dépouille est ensevelie à Saillon (VS) dans une partie désaffectée du cimetière.

Pour l'heure, seul le monument de la tombe a pu être déplacé, pas les restes. Dans un communiqué diffusé jeudi, les Amis de Farinet, qui s'occupent depuis trente ans de l'Inconnue du Rhône, rappellent qu'ils ne veulent pas «d'une tombe bidon», où l'on viendrait «se recueillir sur une motte de terre et trois pissenlits.»

Ils veulent exhumer les restes et les déplacer dans la nouvelle tombe prévue au cimetière de Saillon. Mais la commune n'y est pas favorable pour des raisons d'égalité de traitement. Le recours a été déposé jeudi par les bureaux d'avocats de Me Poncet à Genève et de Me Vergès à Paris, précisent les Amis de Farinet.

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