Zürich - «Crédit Suisse ne dialogue que par la répression»
Publié

Zürich«Crédit Suisse ne dialogue que par la répression»

Les activistes du climat de Rise Up For Change 2021 ont adressé lundi matin une lettre publique à toutes les institutions financières suisses. La lecture a eu lieu devant le siège de Crédit Suisse, en avant-goût d’une semaine d’action qui se déroulera du 30 juillet au 6 août

par
Gaëlle Monayron
«A part du greenwashing, Crédit Suisse n’a presque rien entrepris», estime Rise Up For Change 2021

«A part du greenwashing, Crédit Suisse n’a presque rien entrepris», estime Rise Up For Change 2021

Capture d’écran Climatestrike Switzerland, Youtube

«Le mouvement tente depuis des années de dialoguer avec la place financière suisse, aujourd’hui il est temps de faire un pas en plus», ont déclaré les membres de Rise Up For Change 2021 lundi matin, devant le siège de Crédit Suisse à Zürich. Les activistes du climat ont fait part de leurs revendications à toutes les institutions financières suisses à travers une lettre ouverte. Ils demandent avec effet immédiat: la transparence des flux financiers investis, et l’empreinte écologique qui s’y rattache, ainsi que l’arrêt de tous nouveaux investissements dans les énergies fossiles.

Les activistes ont particulièrement pointé du doigt la Banque nationale suisse (BNS), et Crédit Suisse. Ils ont notamment évoqué l’affaire où des manifestants se sont livrés à une partie de tennis au sein de Crédit Suisse, comme «une preuve de la mauvaise foi de Crédit Suisse, qui ne sait dialoguer que par la répression». Entre 2016 et 2020, l’investissement de Crédit Suisse dans l’industrie fossile se chiffrait en milliards de dollars américains, d’après le mouvement. «Nous sommes horrifiés par ce chiffre, nous craignons pour l’avenir».

Le mouvement organise donc un camp climat axé sur la place financière, qui se déroulera du 30 juillet au 6 août. Au programme: des ateliers de formation, des actions de pression à Zürich, ainsi qu’une manifestation finale à Berne. Le 4 août, ils invitent notamment les travailleurs de la finance à les rejoindre pour discuter de leurs revendications.

Ton opinion