boîtes de nuit: Créer un ghetto pour les clubs? C'est la révolte!
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boîtes de nuitCréer un ghetto pour les clubs? C'est la révolte!

Pour en finir avec les nuisances des boîtes de nuit, Bienne veut les éloigner du centre-ville. Tollé général.

par
Côme Gallet
Réunir les boîtes en périphérie des villes: une proposition qui ne séduit que les autorités.

Réunir les boîtes en périphérie des villes: une proposition qui ne séduit que les autorités.

Les noctambules vont-ils être poussés à l'exil? C'est l'intention de la directrice de la Sécurité de Bienne comme l'a révélé le «Journal du Jura». «Les plaintes de riverains étaient fréquentes, j'ai alors proposé de chercher un endroit plus calme pour y installer les discothèques», raconte Barbara Schwickert. La ville compte de nombreux bâtiments vides.

Une idée qui ne fait pas recette chez son homologue genevois Pierre Maudet, qui pré­fère ne pas repousser le problème là où on ne le verra pas. Chez les patrons de clubs, la protestation est unanime. «Il y a toujours des nuisances, notre unique voisin se plaint tout le temps», note un responsable du Moa Club, pourtant excentré à Vernier. Albane Schlechten, gérante de L'Usine, veut éviter que tout Genève ressemble à sa vieille ville, «totalement morte la nuit». Elle rappelle que le lieu a été fondé pour amener la culture alternative en centre-ville: «Isoler les clubs n'est pas cohérent dans la logique où les gens mangent, boivent un verre puis vont danser.»

Le boss du D! Club, lui, s'insurge: «On pourrait ghettoïser tout le monde, les vieux à un endroit, les jeunes à un autre... Il serait plus intelligent de laisser les boîtes ouvrir sans délais. C'est la fermeture qui créée les nuisances.» Du côté du BPA, on prédit un risque d'accidents liés à l'alcool accru si les clubs sont situés en périphérie, surtout dans des endroits sans transports publics.

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