Crise à l'UDC: les dissidents bernois créent leur nouveau parti

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Crise à l'UDC: les dissidents bernois créent leur nouveau parti

Après les Grisons répudiés, les dissidents bernois divorcent de l'UDC suisse. Ils ont créé samedi le Parti bourgeois démocrate (PBD).

La formation sera présidée par la députée du Grand Conseil Beatrice Simon et devrait accueillir Samuel Schmid.

Excusé pour l'assemblée constitutive de Münsingen (BE), le conseiller fédéral a confirmé sa volonté d'adhérer au PBD dans une déclaration écrite. Il a justifié sa décision par un devoir de fidélité à ses convictions.

A l'issue de l'assemblée fondatrice, le nouveau parti comptait 239 membres. Ils ont élu à l'unanimité et sous les applaudissements la nouvelle direction et donné leur aval aux statuts. A majorité alémanique, le Bürgerlich-Demokratische Partei a aussi des membres romands: la maire de Cormoret Annelise Vaucher en devient vice- présidente.

La nouvelle formation mise sur la responsabilité individuelle et l'engagement des citoyens, a expliqué le conseiller aux Etats Werner Luginbühl. Il présentait les 18 priorités que le nouveau comité directeur devra transformer en programme détaillé.

Pas de parti d'opposition

Le PBD veut prendre ses responsabilités de «parti gouvernemental», a-t-il assuré. C'est sa principale distinction de l'UDC suisse et de sa politique d'opposition. Le sénateur a d'ailleurs fustigé l'opposition du parti national au concordat sur l'harmonisation scolaire HarmoS. Le PBD s'oppose à une adhésion à l'UE, mais il soutient la voie bilatérale avec l'UE, a-t-il complété.

Le nouveau parti doit offrir l'asile à ceux qui ne se sentent plus à l'aise dans l'UDC suisse. Il souhaite travailler avec toutes les forces politiques et en particulier l'UDC bernoise qui fait partie de sa famille, a complété le conseiller d'Etat Urs Gasche.

Etonnée par cette formulation, la directrice de l'UDC du canton de Berne Aliki Panayides a estimé prématuré de porter un jugement sur la nouvelle formation. Interrogée par l'ATS, elle s'est néanmoins dite prête à discuter d'une éventuelle collaboration.

Bientôt un parti suisse

Le PBD veut créer un parti suisse d'ici l'automne. Son nom a été choisi pour éviter les litiges juridiques. Lundi dernier, la section grisonne exclue de l'UDC suisse s'est rebaptisée «Bürgerliche Partei Schweiz». D'obédience blochérienne, le «Bürgerpartei Schweiz» l'a sommée de changer de nom d'ici fin juin sous peine de poursuites.

Réunis autour du «Groupe Bubenberg», les dissidents bernois de l'UDC avaient réclamé le départ de leur section de l'UDC suisse avant d'opter pour un nouveau parti comme les Grisons. Les conseillers nationaux Hans Grunder et Ursula Haller l'ont rejoint. (ats)

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