Actualisé 08.05.2008 à 14:56

Crise à la RSR: l'informaticien licencié annonce un sit-in et des actions

L'informaticien licencié par la Radio suisse romande (RSR) commencera un «sit-in» dès mardi devant la radio à Lausanne.

Jorge Resende poursuivra son «sit-in» par une grève de la faim pendant l'EURO 2008 et par des actions durant l'été, toujours dans le but d'être réintégré. Les différents moyens de dialogue ont déjà été utilisés sans résultat, a expliqué l'ex-employé de la RSR dans un communiqué. Le moment est donc venu de lancer ce sit-in, déjà retardé une fois.

La première phase débutera le 13 mai à 07h30 devant la radio et durera jusqu'au 4 juin, avec quelques interruptions, notamment le week-end. Entre 5 et le 9 juin, l'informaticien se rendra au Portugal avec sa famille. Il tentera de sensibiliser les médias à son sort.

Dès le 13 juin et jusqu'à la fin de l'EURO, il fera une grève de la faim. Enfin, durant l'été, le «sit-in» deviendra mobile. Le Portugais se rendra notamment au Montreux Jazz, à Paléo et au marché de Lausanne.

Récolte de signatures

Durant toutes ces actions, l'homme récoltera des signatures pour une pétition demandant sa réintégration. Un comité de soutien est en train de se former, a-t-il annoncé. Une trentaine de personnes se sont déjà inscrites, dont des employés de la RSR et des membres du syndicat SSM.

Dans un communiqué publié jeudi, le SSM annonce ne pas être impliqué dans l'action de sit-in. Toutefois il considère toujours comme justifiée la réintégration de l'informaticien à la RSR. L'homme avait été licencié fin février, pour avoir dénoncé publiquement le téléchargement par un cadre intermédiaire de la RSR de photos à caractère pédophile.

Cette mesure permettrait une «déescalade immédiate de ce conflit» et «crédibiliserait fortement le processus de reconstruction que le personnel de la RSR s'apprête à négocier». Une reconstruction que le syndicat considère comme «fragile», compte tenu des dysfonctionnements répétés du management.

Enquêtes en cours

Concernant l'enquête sur les photos pédophiles, le juge d'instruction Philippe Vautier a recueilli l'avis de la police et du prévenu. Mais il n'a pas encore déterminé si l'employé incriminé les a volontairement téléchargées ou non, a-t-il expliqué jeudi.

Parallèlement, l'informaticien poursuit sa croisade judiciaire, déposant recours sur recours. Le juge d'instruction a en effet refusé de le considérer comme partie civile dans l'affaire et d'instruire sa plainte pour entrave à l'enquête pénale suite à la disparition de certains fichiers photos en 2005, a expliqué son avocat Me Jean-Michel Dolivo.

(ats)

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