Crise au Grand-Théâtre: exclusion à l'ordre du jour
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Crise au Grand-Théâtre: exclusion à l'ordre du jour

GENEVE – Un membre du Conseil de fondation est sur la sellette pour ses indiscrétions.

Le Grand-Théâtre n'en finit pas de s'enfoncer dans la crise. Pascal Holenweg, membre du Conseil de fondation de l'institution, risque l'exclusion avec une dénonciation pénale en prime.

Le président dudit conseil, Bruno de Preux, stipule dans un courrier daté du 16 février qu'il va demander son exclusion pour violation répétée du secret de fonction. «Il lui est notamment reproché d'avoir diffusé des informations extrêmement lourdes concernant le suicide d'un employé du Grand-Théâtre», précise le vice-président, Robert Roth. Cette demande d'exclusion, accompagnée d'une possible dénonciation au procureur général, est à l'ordre du jour des prochaines séances du Conseil de fondation.

A quelques semaines du renouvellement des membres du conseil, une éviction paraît peu pertinente. «Par contre, une dénonciation pénale ne prend pas en compte l'agenda. M. Holenweg peut très bien être poursuivi ultérieurement à son mandat», révèle le vice-président.

Cette énième péripétie intervient après, entre autres, une dénonciation pour mobbing, la «placardisation» du secrétaire général de l'opéra, Antonio Soragni, et la récente annonce des démissions du président et de son dauphin pour août. Des réponses à cette crise pourraient se dessiner avec les conclusions, attendues pour fin mars, des deux audits menés sur le Grand-Théâtre.

Renaud Bournoud

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