Pouvoir fragilisé: Crise politique au Pakistan

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Pouvoir fragiliséCrise politique au Pakistan

La deuxième force politique actuelle du pays a décidé de quitter le gouvernement de coalition.

Le Mouvement Qaumi Muttahida (MQM), deuxième force politique au sein de l'actuelle coalition au pouvoir au Pakistan, va quitter cette alliance pour rejoindre les bancs de l'opposition, a annoncé dimanche son porte-parole.

Le parti n'a pas apprécié la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement.

«C'est décidé. Nous allons rejoindre les bancs de l'opposition à l'Assemblée nationale et au Sénat», a annoncé Wasay Jalil, porte-parole du MQM. Ce parti représente notamment les «mohajir», des musulmans pakistanais chassés de l'Inde après la partition de 1947 et leurs descendants.

La coalition gouvernementale menacée

Le départ du MQM, par ailleurs principale force politique à Karachi, la capitale économique, risque d'entraîner la chute du gouvernement du président Asif Ali Zardari faute de majorité à l'Assemblée nationale. Ce gouvernement est soutenu par les Etats-Unis.

La semaine dernière, ce parti avait retiré deux ministres du gouvernement fédéral en accusant ce dernier d'avoir failli en matière de sécurité.

Pour sa part, le Premier ministre, Yusuf Raza Gilani, réagissant à cette décision, a assuré que ce n'était pas la fin de son équipe. «Le gouvernement ne chutera pas. Je ne vois pas la crise venir», a-t- il dit à des journalistes.

Des analystes ne partagent cependant pas cet optimisme. Compte tenu de la difficulté de constituer une nouvelle coalition, ils parient plutôt sur des élections anticipées. (ats)

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