Constantin s'en prend à l'arbitre: «Critiquer l'arbitre, c'est un aveu de faiblesse»
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Constantin s'en prend à l'arbitre«Critiquer l'arbitre, c'est un aveu de faiblesse»

L'ex-arbitre Nicole Petignat s'exprime sur les reproches adressés par le président du FC Sion à Claudio Circhetta, l'homme en noir qui officiera mercredi lors de la finale de la Coupe de Suisse contre YB.

par
Catherine Muller

Seul arbitre actif, avec Massimo Busacca, à avoir sifflé en Ligue des Champions, Claudio Circhetta (38 ans) a été choisi par la Commission des arbitres de l'ASF pour diriger la finale de Coupe entre Sion et YB, mercredi soir au Stade de Suisse. Un choix qui irrite ouvertement le président valaisan Christian Constantin: lorsque M. Circhetta est au sifflet, rappelle «CC», Sion n'a jamais gagné en huit matches (2 nuls, 6 défaites). Et il a reçu 19 avertissement, s'est fait expulsé 5 fois et a concédé 3 penalties, dont 2 contre YB cette saison. Constantin attend de M. Circhetta un «arbitrage neutre et efficace» mercredi soir, faisant ainsi monter la pression sur ce dernier.

A la retraite depuis fin 2008, la Jurassienne Nicole Petignat (42 ans) trouve «vraiment dommage, ce genre de déclarations, il faut laisser l'arbitre siffler son match. Et arrêter d'être négatif. Je pense que, lorsqu'on commence à critiquer le choix de l'arbitre, c'est qu'on manque de confiance envers sa propre équipe. C'est un aveu de faiblesse. Au lieu de s'occuper de l'arbitre, M. Constantin aurait plutôt intérêt à s'occuper de son équipe.»

En mai 2007, Nicole Petignat avait été désignée pour arbitrer la finale de Coupe entre Bâle et Lucerne (ndlr: victoire des Rhénans 1-0)«Il existe déjà un stress inhérent à un tel match. Un arbitre n'a donc pas besoin d'une pression supplémentaire, liée au mécontentement d'un dirigeant. M. Circhetta aura comme seul objectif de faire son boulot, le plus objectivement possible.»

Le fait de se savoir contesté peut-il influencer un arbitre dans sa manière de siffler, même inconsciemment? «Pas du tout, affirme Nicole Petignat. Sur le terrain, on a pas le temps d'y penser. Un arbitre, il a en face de lui une équipe rouge et une équipe jaune. C'est tout».

Pour la Jurassienne, une finale de Coupe est, et doit rester avant tout un événement festif, une véritable fête du football. «Je pense que M. Constantin devrait tenir compte de ce paramètre et se montrer plus positif. Sans compter que de tels propos risquent d'influencer les supporters valaisans, au moindre coup de sifflet contre leur équipe.»

A titre personnel, Nicole Petignat a-t-elle souvent déclenché l'ire de Christian Constantin? «Je dois dire que j'ai plutôt été épargnée. Mais c'est aussi une question de chance. Lorsque j'arbitrais les Valaisans, ils ont souvent gagné, se souvient-elle. Mais ne vous inquiétez pas, j'en ai aussi eu pour ma pomme», lâche-t-elle avec le sourire.

Guichets fermés à Berne

Comme attendu, la finale de la Coupe de Suisse entre les Young Boys et le FC Sion se jouera mercredi à guichets fermés. Les joueurs évolueront ainsi devant plus de 31 000 spectateurs dans le Stade de Suisse. Les deux club avaient un contingent de 12 500 billets chacun.

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