Genève: Critiques contre l'enquête sur les abus à l'école

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GenèveCritiques contre l'enquête sur les abus à l'école

Des voix blâment les experts qui enquêtent sur la gestion par l'Etat d'éventuelles atteintes à l'intégralité sexuelle, notamment dans l'affaire Tariq Ramadan.

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Keystone/AP/Kathy Willens

Un rapport intermédiaire est attendu prochainement sur la gestion par le Département de l'instruction publique (DIP) de cas présumés d'abus sexuels en milieu scolaire. Les recherches portent sur une période de trente ans, et comprennent donc les affaires dans lesquelles le professeur et théologien Tariq Ramadan est mis en cause. Mais en attendant ces premiers éléments, les deux experts indépendants mandatés pour enquêter sont déjà sous le feu des critiques. Leur méthode de travail est en cause, révèle la «Tribune de Genève».

Dans l'enquête en cours, les victimes présumées à Genève de Tariq Ramadan n'auraient pas été entendues. Elles, comme d'autres, critiquent le manque de protection de leur identité. Les experts indépendants ont en effet expliqué que si les victimes - ou des témoins - dont ils ne connaissent pas l'identité voulaient témoigner, il fallait téléphoner ou écrire au Département présidentiel pour se faire connaître.

Auditionnée, l'ex-conseillère d'Etat libérale Martine Brunschwig-Graf, en poste au DIP entre 1993 et 2003, a de son côté notamment estimé que les experts semblaient manquer de connaissances du dossier. Attaquée dans les médias l'ancienne magistrate a toujours assuré ne jamais avoir reçu d'informations crédibles liées au comportement de Tariq Ramadan, lorsqu'il enseignait au collège.

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