Actualisé 08.02.2011 à 16:48

Mondiaux de Garmisch

Cuche et Janka entrent en scène

Mercredi, les skieurs lancent à leur tour les Mondiaux de Garmisch (All), avec le super-G. Suivez cette course en direct et en images sur notre site, dès 11h.

Les cinq Suisses au départ du super-G (de gauche à droite): Sandro Viletta, Tobias Grünenfelder, Silvan Zurbriggen, Carlo Janka et Didier Cuche.

Les cinq Suisses au départ du super-G (de gauche à droite): Sandro Viletta, Tobias Grünenfelder, Silvan Zurbriggen, Carlo Janka et Didier Cuche.

Vingt-quatre heures après le chou blanc des Suissesses, Didier Cuche et Cie tenteront d'apporter une première médaille à leur équipe.

Paradoxalement, les Suisses font partie des grands favoris, même s'ils ne sont pas montés sur le podium à l'issue des trois derniers super-G de Coupe du monde. «Avec nos cinq garçons, une médaille est une nécessité», a ainsi affirmé l'entraîneur Martin Rufener.

Il est vrai que les arguments ne manquent pas dans le clan helvétique. Didier Cuche est tenant du titre et n'a plus rien à prouver dans la discipline. Carlo Janka monte en puissance (4e et 3e le week-end dernier à Hinterstoder) et retrouve l'une de ses pistes fétiches (2 succès en mars dernier). Tobias Grünenfelder a remporté un super-G cet hiver (Lake Louise). Silvan Zurbriggen est en verve cette saison en vitesse. Finalement, Sandro Viletta vient de signer son meilleur résultat dans la discipline (7e à Hinterstoder).

Toutefois, comme l'a rappelé Cuche, la chasse aux médailles est avant tout «une histoire de réussite». Avant d'ajouter: «La limite entre un bon ski et un moins bon ski est minime. J'en viens d'en faire l'expérience à Hinterstoder», a-t-il noté en référence à son super-G raté de samedi dernier (19e), alors qu'il restait sur deux démonstrations en descente à Kitzbühel et Chamonix.

Il y a deux ans aux Mondiaux de Val d'Isère, le Neuchâtelois avait également tutoyé la perfection, en larguant son dauphin Peter Fill (It) à 99 centièmes. «Cette année, je pense toutefois que mes meilleures chances sont en descente. En super-G, je n'ai quasiment jamais réussi une manche propre cet hiver (réd: 3 top 5 malgré tout)», a relevé le plus vieux champion du monde de l'histoire (il avait 34 ans et 6 mois à Val d'Isère).

De son côté, Carlo Janka estime que «la liste des favoris est longue et qu'il est très difficile de se montrer constant dans cette discipline.» Le Grison fait référence aux super-G de la saison, lors desquels les outsiders (Streitberger, Reichelt, Grünenfelder, Kostelic) ont souvent piégé les favoris. Le coureur d'Obersaxen a lui-même fait preuve d'irrégularité, alternant belles performances (2e et 4e) et échecs (23e et 25e). (ats)

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