Canton de Vaud: Curés et pasteurs au secours des flics
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Canton de VaudCurés et pasteurs au secours des flics

La gendarmerie a officialisé mercredi son partenariat avec les Eglises pour apporter un soutien aux victimes.

par
Joël Burri

Nuit et jour, un ecclésiastique peut être appelé pour seconder la police cantonale lors d'une annonce de décès ou d'une situation de crise. Ce partenariat entre la gendarmerie et les Eglises historiques (réformée et catholique) a été présenté mercredi. Il avait été mis en place progressivement depuis 2006. «Pour nous, c'est un soulagement, reconnaît l'adjudant Serge Villars. Cela nous permet de nous consacrer à notre travail de terrain.»

Le pasteur Xavier Paillard avait été appelé à intervenir lors de l'accident impliquant un camion qui avait fait un mort en avril 2008 sur l'autoroute A1, à Bavois. «Dans un tel cas, les gendarmes débordent de travail. Les victimes et les témoins peuvent parfois se sentir abandonnés sur le bas-côté.» Le Bureau de l'égalité participe à la formation des intervenants pour leur apprendre aussi à soutenir les victimes de violences conjugales.

Les ecclésiastiques se défendent d'avoir une démarche religieuse. Ils souhaitent venir en aide à des personnes de toutes confessions. «Depuis des générations, on fait appel au pasteur du village pour annoncer les mauvaises nouvelles», compare Jean-Marc Zwissig, de l'Eglise catholique.

Porte-parole de la police, Jean-Christophe Sauterel reconnaît: «Ce partenariat avec les Eglises comble le manque de SAMU social dans notre canton.»

Au bout du lac, rien de tel n’existe. «Selon les cas, nous pouvons faire appel à des religieux, explique Patrick Pulh, porte-parole de la police. Mais Genève étant un canton-ville, les interventions y sont rapides, l’urgence est d’abord médicale, et l’hôpital propose ce genre de soutien.» (ats/dti)

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